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Le tam-tam des Gnaoua, le choc des délestages

Par L'Economiste | Edition N°:2808 Le 27/06/2008 | Partager

. Des coupures depuis mardi dernier. Le festival éclairé aux groupes électrogènes«C’EST une catastrophe pour la ville», dénonce Abderrahim Zahir, restaurateur et gérant de l’hôtel Villa Maroc. Restaurateurs, aubergistes et hôteliers ne savent plus à quel saint se vouer. Depuis mardi dernier, la ville d’Essaouira, tout particulièrement la médina, a vécu de longues heures sans courant électrique. Des coupures ont commencé, en effet, dès mardi tard dans la nuit, se prolongeant jusqu’au petit matin. Elles ont été suivies par des délestages sporadiques le lendemain, s’étalant sur deux à trois heures, selon les quartiers, pour reprendre d’après la même intensité durant la journée du jeudi. A telle enseigne que même des agences bancaires ont dû suspendre les services. Conséquence, des pertes sèches en marchandises périssables pour les hôteliers, restaurateurs et aubergistes. «Tout le monde s’est préparé pour l’événement tant attendu», martèle Zahir. L’allusion est clairement faite ici au festival des Gnaoua. Pour l’ancienne ville, la médina, où plusieurs zones ne recevaient plus de courant électrique, c’est le drame. Elle compte pas moins d’une soixantaine de maisons d’hôtes et quelque 70 restaurants. Par ailleurs, l’alternance du chaud et du froid, occasionnée par les délestages, a provoqué la détérioration des aliments stockés. Pour certains établissements, la remise brutale sous tension a endommagé des équipements de congélation et même des ordinateurs. D’où, peut-être, la sage décision prise par certains banquiers de fermer boutique au lieu de travailler à la traditionnelle. Au risque d’amenuiser la circulation des liquidités. Mais les plus touchés demeurent les gargotiers et les restaurateurs. «Ces derniers ont fait appel aux huissiers de justice pour estimer les dégâts», signale un conseiller municipal. Les établissements hôteliers ne sont pas non plus épargnés. «Faute d’eau chaude, des clients ont commencé à plier bagage», reconnaît, amer, Zahir. En revanche, les grands hôtels classés n’ont pas souffert de la situation. «Nous sommes équipés de groupes électrogènes autonomes qui prennent automatiquement le relais», indique Marc Thépot, DG Accor Maroc. Les cinq scènes du festival, installées dans la médina, vont aussi être éclairées grâce aux groupes électrogènes à gasoil. Et tout sera fait pour que sons et lumières accompagnent le spectacle. Au demeurant, c’est ce qui explique la présence du staff technique au complet de l’ONE siège. Seulement, l’inquiétude planait à quelques heures du lancement des festivités. Le noir étant propice aux malfrats. Et la sécurité est un autre problème à gérer à l’intérieur de la médina. «Pourquoi n’a-t-on pas pris la peine de consulter les secteurs concernés avant de mener les travaux d’aménagement et de maintenance du réseau électrique?», s’indigne un conseiller municipal qui a requis l’anonymat. Car, c’est en effet de cela qu’il s’agit. L’ONE a procédé à l’augmentation de la puissance électrique qui passe, selon le jargon des techniciens, de 5,5 à 22 kV. Du coup, le réseau du câblage, particulièrement de la médina, a craqué. Pour les initiés, cela dénote l’absence ou du moins le peu fondé de l’étude d’impact. Pour le moment des câbles apparents ont été installés entre les boîtes de jonction. Mais pour la médina, le problème demeure entier.R. W. et R. M.

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