Affaires

Le Tahiti Club à la recherche d’un gérant

Par | Edition N°:2479 Le 07/03/2007 | Partager

. Le patron de Lady Fitness parmi les noms cités pour la gestion du siteL’affaire du Tahiti Club fait couler beaucoup d’encre. Après la mise à l’écart de la société la Compagnie des Plages, qui gérait le complexe balnéaire depuis 2005, la direction de Blue Invest, société détentrice de la licence d’exploitation du domaine maritime sur lequel se trouve le Tahiti Club, cherche un nouveau gestionnaire. Selon une source digne de foi, la direction de Blue Invest a pris contact, dimanche 4 mars, avec quelques personnalités du monde des affaires pour reprendre la gestion du complexe. Parmi les personnes contactées, l’on peut citer Jonathan Haroch, patron de Lady Fitness, la grande enseigne de sport pour femmes, et Ali Benjelloun, homme d’affaires et adjoint au maire de Casablanca. Contacté à ce sujet, Benjelloun a expliqué qu’il n’était pas du tout concerné par la gestion du Tahiti Club. «Si j’étais dans le privé, j’aurais aimé gérer ce complexe, vous ne l’auriez pas fait vous? Vous imaginez l’adjoint au maire de la métropole travailler en tant que gérant d’un complexe balnéaire, ça ne sera pas sérieux», ironise-t-il. Malgré nos nombreuses tentatives, Jonathan Haroch est resté injoignable. Hicham Sedki a pour sa part infirmé l’information. «Nous avons déjeuné dimanche au complexe. Nous n’avons pas discuté de la gestion du Tahiti, mais plutôt d’une affaire immobilière», souligne-t-il. Vérification faite, le petit groupe a bel et bien discuté de la création d’une nouvelle agence immobilière GHI (Groupe Haroch Immobilier). Selon Sedki, «il est possible que le président de Blue Invest fasse appel à des consultants pour l’aider dans la gestion du complexe balnéaire». L’agence GHI aura-t-elle un rôle à jouer dans la gestion du Tahiti Club? Pierre Engrand, président de Blue Invest, n’a ni infirmé ni confirmé cette rumeur. «Nous pensons actuellement au mode de gestion que nous comptons instaurer. Il est prématuré de dire que la gestion du club sera donnée à telle ou telle personne», affirme Engrand. A rappeler que la propriété de la Compagnie des Plages est disputée devant la justice par Saâd Benkirane et Hicham Sedki (www.leconomiste.com). La mise à l’écart de la Compagnie des Plages de la gestion du Tahiti Club entérine, selon Benkirane, la mauvaise foi de ses adversaires. «J’ai personnellement signé un contrat de gérance de 10 ans avec Blue Invest en 2005. Depuis, j’ai pu conclure des contrats de sponsoring s’élevant à 5,4 millions de dirhams annuellement pour le complexe. Comment peuvent-ils expliquer la mise à l’écart d’un gestionnaire alors que son contrat n’expire que dans 8 ans et dont le travail n’a jamais été entaché d’irrégularité», s’indigne Benkirane.Naoufal BELGHAZI

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