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    Le sprint du Maroc pour un passage sans dégâts

    Par L'Economiste | Edition N°:633 Le 08/11/1999 | Partager


    · Un plan d'urgence en cours de finalisation
    · Un déficit de communication malgré l'avancement des préparatifs
    · PME/PMI: Les laissées pour compte des plans de conversion


    Une situation hétérogène. C'est l'avis partagé au sujet au degré de préparation du Maroc. Au-delà des discours optimistes sur l'avancement des projets An 2000 des organismes publics et les grandes entreprises, la méfiance est de mise.
    La cadence des actions antibug s'accélère à moins de deux mois de la date butoir. Le Secrétariat d'Etat à la Poste et les Technologies de l'Information (SEPTI) va rendre publics en ce début de mois les résultats de l'étude menée par Cap'Info relative aux plans d'urgence concernant le passage à l'an 2000 des systèmes informatiques et techniques de l'Administration et des établissements publics.
    Cette étude est financée par la seconde tranche du don "Info-Dev" accordé par la Banque Mondiale, qui est de l'ordre de 497.000 Dollars.
    Le fil conducteur de base de ce plan d'urgence en cours de finalisation est la question: quelles solutions prévoir si un ou des composants concourant à la réalisation d'une fonction d'entreprise se révèlent défaillants à cause du bug et venaient à dégrader ou à interrompre ladite fonction?
    Le budget consacré aux conversions des systèmes d'information pour les différents organismes publics et privés varie en fonction de leur taille. Le record est détenu jusqu'à présent par Itissalat Al-Maghrib, qui a dépensé 250 millions de DH. La RAM et l'ONDA se déclarent pour leur part confiants sur l'avancement de leurs préparatifs. Un pan important du tissu économique enregistre un retard pour la conversion de ses systèmes informatiques. Il s'agit des PME/PMI qui, faute d'argent mais aussi de sensibilisation, se sont vues laisser pour compte.
    Plusieurs observateurs estiment que le Maroc, malgré ses préparatifs, souffre d'un déficit de communication. Pour preuve, le dernier routard américain(1) avertit ses ressortissants en visite ou résidant au Maroc de prendre leurs précautions au sujet des télécommunications et la santé qui risquent de connaître des dysfonctionnements.
    Dans le rapport établi par le Ministère britannique des Affaires Etrangères publié récemment(2), aucune indication ne figure sur les projets antibug au Maroc. Il s'agit d'un guide sur l'état de préparation des pays européens et une trentaine d'autres nations dont la Tunisie. Il faut rappeler d'ailleurs la réaction du Maroc aux conclusions du rapport du Cabinet américain Gartner Group qui a publié un classement où notre pays figure dans une zone à haut risque.
    Autre grief adressé enfin au processus de préparation, le manque de moyens mis à la disposition du Comité National An 2000. Les trois projets lancés par le Comité, la cartographie, le plan d'urgence et la cellule d'assistance technique, ont été financés grâce aux dons du programme "Info-Dev" de la Banque Mondiale.

    Rachid JANKARI

    (1) Voir l'intégral du rapport sur le Net: htpp://travel.state.gov/y2kc.html disponible aussi sur le site de l'Ambassade Américaine au Maroc: www.usembassay-morocco.org.ma
    (2) Voir site Web:www.fco.gov.uk/trade2328

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