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    Enquête

    Le SNPM appelle à la grève dans la presse écrite et audiovisuelle

    Par L'Economiste | Edition N°:620 Le 20/10/1999 | Partager

    · Pour la première fois, le Syndicat invite les journalistes à observer un arrêt de travail
    · Le mouvement est prévu le vendredi prochain
    · Les promotions internes et la convention collective à l'ordre du jour


    Cela fait plusieurs mois que le SNPM (Syndicat National de la Presse Marocaine) attendait des signes concrets de la part du gouvernement. Les revendications du Syndicat ne se sont pas encore traduites dans les faits. Les amis de Younès Moujahid, secrétaire général du SNPM perdent patience. Ils ont appelé à la grève le vendredi prochain dans la presse écrite. Dans une seconde étape, un autre mouvement est prévu au niveau des deux chaînes de télévision nationales. C'est une première dans les annales du SNPM. Le Syndicat s'est contenté jusque-là d'appeler les journalistes à porter le brassard en signe de protestation.
    Il veut notamment adopter une stratégie plus agressive. Sur les chances de réussite de la grève, le Bureau Exécutif a affiché un optimisme mesuré lors de la conférence de presse tenue le jeudi. Ce mouvement intervient au moment où deux projets de loi sur la réforme du code de la presse de 1958 et celle de l'audiovisuel doivent être bientôt soumis au Parlement.
    Pour l'heure, l'instauration de la Convention Collective et les promotions internes à la RTM, à la MAP et au journal Al Anbaâ figurent en tête de liste des priorités du SNPM. Le projet de la Convention est prêt et le Syndicat compte aller jusqu'au bout pour convaincre les responsables de l'adopter.

    Il y a urgence


    "Vu comment se présentent les choses, la mise en place de la Convention Collective risque de prendre beaucoup de temps", admet un journaliste adhérant au SNPM. Pour ce qui est des promotions internes, la Direction de la chaîne d'El Brihi développe une attitude bizarre sur ce dossier, affirme le SNPM. A la différence des fonctionnaires de l'Administration, des journalistes ne bénéficient pas de ce droit, déplore un membre du Bureau. Pis, des collaborateurs de la RTM, ayant une vingtaine d'années d'ancienneté, n'ont jamais bénéficié des avantages de la promotion, ajoute-t-il. Le SNPM avait contacté les ministres de la Communication et de l'Economie et des Finances pour régler définitivement ce dossier. Pour l'heure, aucune décision n'a été prise par les pouvoirs publics. S'agissant des indemnités, le Syndicat propose d'annuler le système du forfait dans la mesure où il ne répond pas à des critères bien définis. Ce système ne prend pas en compte notamment les heures de travail supplémentaires et les prestations assurées dans les occasions particulières comme les fêtes. De plus, une taxe de 13% est prélevée sur cette indemnité.
    Concernant les journalistes de la MAP, le Syndicat déplore l'attitude du Ministère de l'Economie et des Finances qui considère cette agence comme une administration. Jusque-là, toutes les propositions des collaborateurs de l'agence appuyées par le SNPM ont été refusées par ce Ministère. Le Syndicat considère que les remboursements doivent concerner uniquement les journalistes et les travaux relatifs aux couvertures journalistiques. Le Syndicat propose également d'attribuer comme c'est le cas dans d'autres agences, 24,5% du salaire annuel aux indemnités de risque. Selon le SNPM, la facture ne devait pas être élevée. D'autant plus que le nombre de bénéficiaires n'est pas très important.

    Mohamed DOUYEB




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