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    Economie

    Le secteur veut s'émanciper

    Par L'Economiste | Edition N°:299 Le 09/10/1997 | Partager

    L'artisanat est un secteur peu capitalistique mais à fort coefficient d'emplois. Pour donner un coup de fouet aux exportations, la Fédération des Chambres d'Artisanat révèle son plan d'action.


    L'Artisanat ne veut plus être perçu comme un secteur assisté.
    Pas plus que les autres branches du tissu industriel, il n'est pas à l'abri des exigences de compétitivité et de qualité. Ce secteur ne peut faire non plus l'impasse sur la prospection de nouveaux marchés.
    L'artisanat contribue à hauteur de 8 à 10% du PIB et génère plus de 520 millions de DH à l'export. Néanmoins, les ventes à l'étranger des produits artisanaux et notamment celles du tapis et du cuivre s'essoufflent. Pourtant, à en croire M. Abdelilah Kabbaj, président de la Fédération des Chambres d'Artisanat du Maroc, des opportunités existent en Amérique et en Europe. Parmi les produits porteurs, le tapis, la céramique ainsi que le bois peint et sculpté.
    Faute de capitaux suffisants et de normalisation des produits, le secteur bute sur des problèmes de qualité et sur l'absence d'une stratégie marketing unifiée. Pour M. Kabbaj, il est clair que le développement du secteur ne peut émaner que de l'initiative privée. "L'Etat n'a ni la vocation de démarcher, ni celle de vendre". A la Maison de l'Artisan, au CMPE et aux chambres d'artisanat de synchroniser leurs actions pour soutenir les opérateurs.

    Parmi les atouts du secteur, une activité peu capitalistique et créatrice d'emploi. L'investissement par emploi ne dépasse guère 20.000 DH contre 700.000 DH pour la confection et 800.000 pour la chimie. Aujourd'hui, quelque 360 coopératives actives regroupent plus de 12.500 adhérents. Au terme de l'exercice 1995/1996, les centres de formation de l'artisanat ont formé 984 lauréats. Quant à la formation alternée, elle concerne près de 5.000 apprentis.
    La population active est, elle, estimée à près d'un million et demi de maîtres-artisans, d'ouvriers artisans et d'apprentis. Côté financement, le volume de crédit octroyé en 1996/1997 s'est élevé à 87,9 millions de DH au profit de 8.333 bénéficiaires. Les sources de financement du secteur émanent essentiellement de la Banque Populaire et partiellement de la CNCA. "Plusieurs entreprises artisanales souffrent d'un surendettement, raison pour laquelle nous demandons un rééchelonnement de la dette et une révision des procédures d'octroi de crédit", précise M. Kabbaj.

    Parallèlement, le financement de la micro-entreprise initié par des ONG constitue une alternative. A titre d'exemple, l'accord conclu entre l'USAID et le Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat via l'association Al Amana a permis à bon nombre d'artisans de Fès et d'Essaouira d'accéder aux micro-crédits. "Nous réfléchissons également sur la création d'une Caisse pour le développement et la promotion de l'Artisanat afin de combler les lacunes en matière de financement", souligne le président de la Fédération.
    Autre axe prioritaire: la prévoyance sociale par la création d'un fonds pour les oeuvres sociales des artisans. La Fédération veut élargir la couverture médicale aux artisans par une contribution bipartite et négocier une couverture nationale avec les assurances.

    Les cinq leviers du secteur


    LE plan d'action de la Fédération des Chambres d'Artisanat s'articule autour de cinq axes:
    - Développer l'identité artisanale marocaine en apposant le label "Made in Morocco". Pour faciliter la mise en oeuvre, les artisans seront groupés en "grands métiers" au sein de la Fédération. Des instruments de contrôle de qualité et de normalisation devront garantir le succès du label.
    - Moderniser les moyens de production pour accroître la productivité et améliorer les conditions de travail des artisans.
    - Généraliser la formation professionnelle sur le plan régional en vue de recycler les artisans. Des diplômes seront créés dans le cadre du plan d'adéquation formation/emploi.
    - Harmoniser la communication et soutenir la participation aux foires. Développer les complexes artisanaux et les maisons de l'artisan.
    - Elargir le crédit jeune promoteurs à l'artisanat, adapter les instruments de garantie à l'activité. Obtenir l'exonération des droits de douane sur les intrants à l'instar de la laine pour le tapis.

    Mouna KABLY

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