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    Enquête

    Le programme du nouveau bâtonnier de Casablanca

    Par L'Economiste | Edition N°:660 Le 15/12/1999 | Partager

    · Deux axes prioritaires: Développer la profession et améliorer les conditions de travail des confrères
    · De la fiscalité à la formation continue, Me Abdallah Darmich estime qu'il y a urgence


    C'est avec un solide programme d'action que Me Abdallah Darmich entame son mandat de bâtonnier de l'Ordre des Avocats au Bureau de Casablanca(1). Elu le 3 décembre dernier, ce docteur en droit et spécialiste de l'arbitrage international et de la propriété industrielle, estime que la profession a besoin d'une revalorisation de ses ressources humaines, notamment des plus jeunes(2). Aussi l'essentiel de son programme électoral, et qu'il s'engage à appliquer, est-il orienté vers cette catégorie. Premier vecteur d'action pour Me Darmich, la fiscalité. Selon lui, l'Administration du Fisc assimile encore les avocats à des commerçants. "Il y a urgence à changer cette situation tout en allégeant le poids des impôts", indique-t-il. Comme solution, il propose une retenue à la source sur chaque dossier déposé auprès du tribunal.
    S'agissant de l'assurance maladie, Me Darmich milite pour la création d'une mutuelle propre aux avocats qui permettrait la couverture, non seulement des bénéficiaires, mais également de leurs familles et de leurs employés. Examinant toujours le volet de la protection sociale, le nouveau bâtonnier défend l'idée d'une révision du système des retraites avec un abaissement de l'âge de départ qu'il juge aujourd'hui élevé.
    Cependant, Me Darmich estime que le plus urgent est de remédier à la situation financière alarmante des avocats, particulièrement les jeunes d'entre eux et les stagiaires. "Ces derniers souffrent des spéculations immobilières qui ne leur permettent pas d'ouvrir leurs propres cabinets. Ainsi, quelque 650 avocats au niveau de l'Ordre de Casablanca exercent dans les bureaux de leurs collègues(3)". Aussi pense-t-il entamer des discussions avec les institutions financières. L'objectif est de faciliter l'accès de ses confrères aux crédits bancaires, notamment celui des jeunes promoteurs.
    Par ailleurs, Me Darmich estime que l'amélioration des conditions de la profession passe nécessairement par une remise à niveau des qualifications. "Nous allons repenser la formule de la formation continue telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui". Ainsi, il met l'accent sur les langues, les séminaires relatifs à la nouvelle législation, notamment commerciale et à la protection industrielle et les nouvelles technologies. Pour ce dernier point, il souligne l'urgence d'un réseau de connexion entre les tribunaux et les cabinets d'avocats. "Cela permettra, outre le gain du temps, l'assainissement de la justice.

    Aniss MAGHRI

    (1) C'est la deuxième élection de Me Darmich à la tête de l'Ordre de Casablanca. Il avait occupé ce poste durant la période 1994/1996.
    (2) Aujourd'hui, les avocats stagiaires sont interdits de la participation aux élections de leur bâtonnier. Me Darmich estime que le législateur doit réviser cette disposition.
    (3) L'Ordre de Casablanca compte près de 1.935 avocats.

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