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    Le procès d’Afilal ce vendredi

    Par L'Economiste | Edition N°:2362 Le 15/09/2006 | Partager

    . L’ex-leader de l’UGTM est accusé de détournement de deniers publics. Grosse responsabilité dans le projet d’habitat social Hassan IIL’affaire du projet Hassan II prend une nouvelle tournure judiciaire. Après plusieurs mois d’instruction, le juge Jamal Serhane, chargé de suivre ce dossier (n°05/06 ordre n° 11/2006), a décidé, le 1er août dernier, de déférer les inculpés devant la 1re chambre criminelle de Casablanca. Après les dossiers de Laâfoura, Slimani & Co et de l’ex-président du Conseil communal de Settat, Abdellah Terrabi, c’est au tour de Abderrazak Afilal, l’ex-numéro un de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) de répondre à la justice. La première audience se tient aujourd’hui 15 septembre. Afilal, qui avait porté aussi la casquette de parlementaire d’Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi, se retrouve, après son départ de la centrale syndicale, impliqué dans une affaire de dilapidation de deniers publics. Sa compromission est liée à son rôle dans la gestion du projet Hassan II en tant que président de la commune d’Aïn Sebaâ. L’affaire concernait un projet d’habitat social lancé en 1981 pour reloger les habitants de l’ancien bidonville connu sous le nom de «Carrières Centrales». «A cette fin, la commune de Aïn Sebâa a exproprié la société Casa Beaulieu, propriétaire d’un terrain de 5 ha, pour construire le projet Hassan II», selon les témoignages du chef de service topographie de la commune. Après l’expropriation, la première partie du chantier a démarré sur un autre terrain occupé par les commerçants de Souk Salam à Hay Mohammadi. Ces derniers, en revanche, ont été déplacés dans une partie du site exproprié de la société Casa Beaulieu (qui aurait dû servir de la construction du Projet Hassan II), d’environ 1,5 hectare. Ce sont les 3,5 ha restants qui ont posé problème. Selon les conclusions d’instruction, «le président de la commune, Abderrazak Afilal, les aurait redistribués illégalement sous formes de parcelles à des proches». Des reçus portant sa signature ont été retenus comme preuve à charge, poursuit une source judiciaire. Ces derniers contenaient les noms des bénéficiaires, la superficie. Mais curieusement, les reçus ne mentionnaient pas le montant de la transaction. «La valeur des terrains est de 5 à 150 millions de DH. Mais les caisses de la commune d’Aïn Sebaâ ne recevaient pas l’argent des ventes», selon le rapport d’instruction. Où l’argent a-t-il bien pu passer? C’est là tout le noeud freudien de ce scandale qui implique également 22 personnes, dont deux actuellement en fuite. Le voile est vite levé sur la destination des fonds détournés. A l’époque, Afilal occupait aussi le poste de président du club de foot TAS, l’équipe attitrée de Hay Mohammadi. L’argent détourné servait à financer le TAS. «Plusieurs personnes sont complices dans cette affaire. Le gendre d’Abderrazak Afilal était son homme de paille», selon des déclarations faites devant le juge d’instruction. Et ce ne sont là que les premiers aveux. L’audience de ce 15 septembre promet certainement de révéler d’autres secrets.


    Chefs d’inculpation

    Abderrazak Afilal est accusé de dilapidation de deniers publics et d’abus de pouvoir. Ces accusations figurent parmi les infractions les plus sévèrement réprimées par le code pénal. L’article 241 stipule que «Tout magistrat, fonctionnaire public qui détourne, dissipe, retient indûment ou soustrait des deniers publics ou privés (…) qui étaient entre ses mains, soit en vertu, soit à raison de ses fonctions est puni de la réclusion de 5 à 20 ans. Si les choses détournées, dissipées, retenues ou soustraites sont d’une valeur inférieure à 2.000 DH, le coupable est puni d’un emprisonnement de 2 à 5 ans et d’une amende de 2.000 à 50.000 DH». Dans l’affaire du projet Hassan II, les sommes en jeu dépassent largement celles prévues par l’article 241 alinéa 2. C’est dire que l’ex-président de la commune de Aïn Sebaâ risque gros en cas de condamnation. A la justice d’en décider. Faiçal FAQUIHI

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