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    Economie

    Le prix de la tomate s'effondre

    Par L'Economiste | Edition N°:1688 Le 21/01/2004 | Partager

    . L'Apefel appelle à une synergie avec les pouvoirs publics pour sauver le secteur . Elle a aussitôt créé un comité de crise chargé du suivi journalier de la situationLa tomate se porte mal. Et c'est son prix qui est en cause cette fois-ci. L'effondrement des cours de la tomate tant sur le marché local qu'à l'export depuis bientôt deux mois est alarmant (www.leconomiste.com). Il s'est chiffré selon un communiqué de l'Association marocaine des producteurs exportateurs des fruits et légumes (Apefel) par une perte allant de 50 à 60% du tonnage exporté, soit plus de 50% du contingent sur l'Union européenne. «Cette situation risque de conduire le secteur à une véritable catastrophe», s'insurgent les membres de l'Apefel. Et les raisons foisonnent. L'abondance de l'offre est néanmoins citée comme la première cause. Le produit dépasserait largement la demande locale et étrangère. Reste que ce sont les entraves à l'export qui semblent poser les véritables problèmes. «Les producteurs ont été poussés à diversifier leurs produits, mais rien n'a été fait pour la diversification des marchés», souligne Samir Tazi, directeur de la communication à l'Apefel. D'après lui, le producteur/exportateur marocain qui est toujours livré à lui-même, est aujourd'hui incapable de gérer tous les aléas de la production et de l'exportation. «Si en plus il doit supporter les frais d'investigation pour les nouveaux marchés, il ne s'en sortira jamais», déplore ce professionnel. . Diversification des marchésPour étayer ces propos, Tazi donne l'exemple du secteur des agrumes qui bénéficient d'une subvention pour chaque diversification des marchés hors Union européenne. «La tomate a bénéficié en 1999 d'une pareille subvention. Malheureusement celle-ci n'a duré que deux mois. Depuis, la tomate continue de jouer le rôle du parent pauvre des exportations marocaines», ajoute-t-il. Quoi qu'il en soit, les membres de l'Apefel ne comptent pas baisser les bras. Ils se disent bien déterminés à prendre le taureau par les cornes. Ainsi, le bureau national de cette association s'est réuni dans le but d'étudier cette situation plus que préjudiciable, et de prendre les mesures d'urgences. Pour ce faire, deux comité ont été créés. Le premier sera chargé du suivi journalier de cette crise. Le second se penche, quant à lui, sur l'étude de solutions à moyen terme pour mettre en place les mesures de régulation nécessaires et l'élaboration de la stratégie à adopter. Par ailleurs, et à la veille de l'ouverture des frontières, les responsables de l'Apefel estiment qu'il n'existe aucune organisation du marché local. «Une fois encore, ce seront les étrangers qui organiseront notre marché intérieur, et imposeront leurs conditions au mépris des spécificités agricoles marocaines», déplore Samir Tazi. Selon lui, si le marché continue à enregistrer pareilles fluctuations, le produit agricole marocain sera voué à la disparition. Et ce, aussi bien localement qu'à l'export. Naoufal BELGHAZI

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