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Economie

Le premier manuel scolaire amazigh prêt

Par L'Economiste | Edition N°:1738 Le 01/04/2004 | Partager

. Appelé Tifawin Tamazight, il existe en 3 versions . Les académies se chargeront de sa diffusion Le manuel scolaire en amazigh, tant attendu, est fin prêt. Présenté hier par les responsables de l'Institut royal de la culture amazigh (IRCAM), lors d'une conférence de presse à Rabat, le premier livre scolaire en amazigh, intitulé Tifawin Tamazight” (bienvenue tamazight), a été qualifié “d'exemplaire” par Ahmed Boukous, recteur de l'Ircam. Ce manuel est programmé en première année du primaire, suite à l'introduction de l'enseignement de cette langue au début de l'année scolaire en cours dans certains établissements du pays. Selon l'équipe ayant élaboré le manuel, ce travail a été accompli en un temps record. Cela fait deux mois qu'il est prêt. Jusque-là, les écoliers se contentaient d'une leçon orale, enseignée à partir de fiches pédagogiques fournies par l'Ircam aux instituteurs qui ont été formés à cette fin. Avec la publication du manuel, “ce sont les académies qui doivent se charger de sa distribution gratuite”. C'est ce qu'a souligné Boudris Belaid, directeur du centre de la recherche didactique et des programmes pédagogiques. Le manuel, en 112 pages, joint l'utile à l'agréable. Ainsi, chaque leçon s'achève par un conte, des devinettes des proverbes, une grille de mots croisés. Tifawin Tamazight existe en trois versions: tachelhit, tarifit et tamazight. Et c'est là où le bât blesse. Pour certains activistes amazighs, il ne fallait pas diffuser un manuel en trois dialectes. Un communiqué de l'Amrec (l'association marocaine de recherche et d'échange culturel) a parlé d'un ouvrage qui “menace l'unité territoriale et sème la division”, en insistant sur l'obligation de concevoir un manuel adoptant une langue unifiée. Cette réaction ne diffère guère de celle de certaines associations et défenseurs de la cause des Imazighen lorsque la décision d'enseigner l'amazigh à l'école fut prise. Des voix se sont élevées, même au sein du conseil d'administration de l'Ircam, pour dénoncer la célérité de cet acte. Certains vont même jusqu'à dire que si la langue a attendu des siècles pour être reconnue, elle peut attendre encore quelques années le temps de mettre en place les moyens nécessaires. Mais le recteur de l'Ircam n'est pas du même avis. Pour lui, “l'introduction de la langue amazigh à l'école est une décision mémorable”. Certes, certaines difficultés persistent, mais les efforts ne seront pas ménagés pour concevoir, dans les brefs délais, une langue standard. “Nous ne voulons pas faire des enfants des cobayes, mais il y a des contraintes que nous espérons de passer car la standardisation est une nécessité”, a estimé Boukous. Amal BABA ALI

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