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    Culture

    Le premier festival soufi fin avril

    Par L'Economiste | Edition N°:2489 Le 21/03/2007 | Partager

    . Une quarantaine de conférenciers viendront de dix pays différents. Le budget de la manifestation estimé à 2 millions de DH Les sympathisants de la culture soufie ont leur rendez-vous annuel. La première édition du Festival de la culture soufie se déroule du 27 avril au 2 mai prochains à Fès (cf. www.leconomiste.com). L’initiateur de cette manifestation est Faouzi Skali, anthropologue, spécialiste du soufisme et auteur de plusieurs ouvrages. Son objectif est de «faire découvrir le patrimoine spirituel et artistique de la civilisation musulmane, qui est d’une exceptionnelle richesse».Il cherche à faire connaître cette approche mystique de l’islam à travers ses multiples formes spirituelles, culturelles et artistiques. «Ce festival pourra contribuer à diffuser à travers le monde, à une époque particulièrement troublée, le message de paix, d’universalité et de spiritualité inscrit au cœur de l’islam», espère-t-il. Son autre objectif est de mettre en valeur la multiplicité des cultures soufies à travers le monde. «De la Perse à l’Andalousie et à l’Inde, en passant par la Turquie, l’Egypte et l’Afrique occidentale, le soufisme est source d’inspiration pour les poètes et voie d’amélioration pour les disciples. La quête de l’amour divin en est le mot d’ordre», a indiqué Skali à l’occasion d’un point de presse organisé à Casablanca la semaine dernière. L’anthropologue espère aussi contribuer au développement du tourisme culturel et spirituel dans la ville de Fès. «Le festival de la culture soufie est une continuité de celui des musiques sacrées du monde, qui attire chaque année dans la ville des milliers de touristes étrangers».Plusieurs conférences et ateliers sont prévus et une quarantaine de conférenciers de 10 pays différents se déplaceront à Fès à cette occasion. Outre le Maroc, des spécialistes du soufisme viendront de France, Tunisie, Grande-Bretagne, Algérie, Etats-Unis, Japon, Mexique, Inde et Iran. Parmi eux figurent des journalistes, des écrivains, des universitaires, des artistes, des sociologues et des anthropologues. Tous ont en commun une profonde connaissance du soufisme. Les conférences porteront sur «le soufisme et le développement humain», «le soufisme et la diversité des cultures», «le soufisme et les droits humains» et «le soufisme et l’histoire du Maroc». Toutes les soirées du festival seront animées par des concerts de chants spirituels basés sur la poésie, avec la Tariqa Tijaniya, la Tariqa Qadirie-Boutchchiya, la Tariqa Shadhilite-Ouazzaniya et la Tariqa Shadhilite-Darqawiya. Les artistes Abd Al Malik, Hassan Haffar et Mohamed Ba Jeddoub donneront également des concerts. Le budget de la manifestation est estimé à 2 millions de DH, une somme collectée grâce à la participation de plusieurs sponsors. Les entrées aux concerts et conférences sont gratuites. Seule condition pour y assister: s’inscrire sur le site www.par-chemins.org. Des invitations sont ensuite mises à disposition des intéressés.


    Le soufisme au Maroc

    Au Maroc, les corporations de métiers sont traditionnellement liées aux confréries soufies. Ces centres confrériques, zawiyas ou ribats, ont joué un rôle traditionnel de médiation et de paix entre communautés en vue de résolution de conflits. Ils ont eu aussi pour vocation d’assurer une protection du territoire, ce qui a donné lieu à une configuration historique dans laquelle s’intègrent ces confréries et dont la clé de voûte est la Commanderie des croyants. Les confréries religieuses soufies du Maroc ont eu un rayonnement international et ont essaimé en une multitude de branches dans différents pays. Les cas des zawiyas Tijaniya et Qadiriya en sont des illustrations. Ces voies soufies ont eu un rôle éducatif, civique et spirituel et ont constitué la base de la culture islamique au Maroc. Nadia BELKHAYAT

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