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Entreprises

Le Portugais Cimpor prend le contrôle d'Asment Témara

Par L'Economiste | Edition N°:243 Le 15/08/1996 | Partager

Cimpor a racheté 55% du capital d'Asment Témara. Le coût de l'opération s'élève à 70 millions de Dollars. Le groupe portugais va maintenir la structure technique et le management actuels. Il envisage d'augmenter la capacité de production et de moderniser les installations.


M. Omar Laraqui quitte le secteur du ciment. Il vient de céder 55% du capital de la cimenterie "Asment Témara" au groupe portugais "Cimpor" pour la valeur de 70 millions de Dollars. Avec environ 185.000 actions acquises, le groupe Cimpor contrôle désormais l'usine de Aïn Atig.
Bien que le marché du ciment soit étroit et en surcapacité avec une consommation de ciment en baisse constante ces derniers mois, Cimpor est venu s'y installer, attiré par les promesses de l'avenir". Nous croyons que le développement au Maroc se présente bien, affirme M. Antonio de Sousa Gomes, président du Conseil d'administration de Cimpor. Nous pensons qu'il existe encore un potentiel de croissance dans l'utilisation du ciment". En outre, cette acquisition s'inscrit dans une stratégie de diversification géographique et d'internationalisation du groupe Cimpor.
Le financement de cette prise de participation s'est effectué avec les comptes propres du groupe. M. Gomes indique que les comptes de Cimpor ne présentent pas de dettes bancaires, "un jour, nous aurons peut-être besoin d'utiliser des fonds externes mais pour le moment nous opérons avec une grande capacité d'autofinancement".
Avant de figurer au tour de table d'Asment, Cimpor a effectué un audit technologique qui a conclu qu'"Asment Témara était une cimenterie opérationnelle de qualité dont il faut améliorer les performances". Le groupe envisage dans une première phase de porter la capacité de production de 625.000 à 830.000 tonnes par an par une extension et une modernisation des installations qui devront coûter environ 100 millions de DH.
Dans l'immédiat, il compte maintenir la structure technique et le management actuels. Les cadres et techniciens marocains, appuyés par ceux de la maison mère, auront pour tâche d'améliorer les résultats et d'augmenter la productivité.

Utilité de la compétition


Face à la concurrence locale menée par des mastodontes tels que Lafarge-Maroc, les Ciments Français et Holderbank, M. Gomes estime que la compétition est nécessaire tout en respectant les lois du marché. Quant aux partenaires présents dans le capital d'Asment Témara, il espère les voir animés par le même intérêt qui vise à garantir l'augmentation de la valeur de l'entreprise.
Le Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (MCIA) et la Banque Commerciale du Maroc ont tenu à "parrainer" la cérémonie de signature des documents relatifs au transfert des actions d'Asment Témara au groupe portugais. Le président de Cimpor est formel: "cette cession s'est faite directement entre la famille Laraqui et Cimpor, sans l'intervention d'une quelconque troisième partie. Pour la conclusion du paiement, M. Laraqui a choisi la BCM".
Les investisseurs étrangers se font tellement rares que l'Administration et les banques, chacune de son coté, s'efforcent à les tirer vers elle. D'ailleurs, cette entrée de Cimpor dans le capital d'Asment Témara a eu le privilège de vivre deux cérémonies de signature: l'une en fin de matinée le 12 août au siège de la BCM à Casablanca, l'autre l'après-midi de la même journée au MCIA. Cette opération n'est pas un investissement puisqu'il s'agit du rachat d'une usine qui fonctionne depuis bientôt vingt ans. M. Gomes a bien reconnu que son "groupe n'investit pas dans une nouvelle installation mais qu'il a acquis une participation de contrôle dans une cimenterie existante". M. Driss Jettou a clairement formulé l'espoir "que le produit de cette vente sera réinvesti".
Il est à signaler qu'un procès oppose M. Laraqui à la Banque Islamique de Développement (BID). Il lui reproche d'avoir vendu son capital (12%) à Procimar en faisant valoir le droit de préemption. Cette action judiciaire a abouti à une saisie conservatoire sur les actions de la BID et une procédure de fond devant le tribunal de première instance de Rabat.

Mohamed CHAOUI

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