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Le personnel des communes veut défendre ses indemnités

Par L'Economiste | Edition N°:1776 Le 26/05/2004 | Partager

. Une grève de 24 heures a été observée sans grande perturbationLe personnel des collectivités locales a observé, hier, une grève de 24 heures. Celle-ci a commencé depuis minuit de lundi pour les services de permanence. Les employés des communes protestent contre le décret ministériel publié au BO numéro 5.212, paru le 13 mai 2004. Cette disposition, modifiant le décret de 1977, porte sur le statut des indemnités des fonctionnaires. Toutefois, le tableau faisant office du nouveau régime indemnitaire ne mentionne guère la catégorie des fonctionnaires communaux. Mais c’est l’article 2 du décret qui provoque la colère du personnel communal. Selon El Mahjoub Mostafa, membre du bureau du syndicat national des collectivités locales (CDT), «les employés des communes subissent une injustice. Pourquoi le gouvernement octroie une indemnité d’au moins 300 DH aux fonctionnaires des autres administrations et seulement 30 DH pour le personnel des collectivités locales». En fait l’article 2 du décret, objet du litige, ne mentionne nullement le montant 30. Il se contente de dire que «les fonctionnaires et agents des collectivités locales, dont les salaires ont subi une réduction suite à l’abrogation de l’ancien régime indemnitaire, percevront une indemnité complémentaire». Celle-ci correspond à la différence entre l’indemnité spéciale (270 DH), qui profite au personnel communal depuis juillet 2003, et le barème indemnité nouvellement décrété. Tout compte fait, les employés des communes n’auront, à la fin du mois, qu’une solde majorée de 30DH. «L’indemnité spéciale est une chose, et l’indemnité au titre de la hiérarchisation administrative en est une autre. Mais les autorités gouvernementales prennent l’une pour l’autre et octroient seulement un complément», affirme Mohammed Moniîme, membre du bureau central du syndicat national des collectivités locales». En réalité, les 270 DH d’indemnité spéciale sont supportés par les ressources propres des communes alors que ces indemnités nouvellement instaurées sont octroyées par l’Etat», ajoute-t-il. Et toutes les catégories de la fonction publique en bénéficient. Pour Mohammed El Mers, secrétaire général du syndicat national des collectivités locales, il s’agit là d’une violation des accords global et sectoriel conclus avec le gouvernement respectivement en avril 2003 et en juillet 2002. Sur le terrain, il est constaté que l’impact de la grève était mitigé. Il y a des services qui ont respecté le mot d’ordre de la grève et d’autres non. A la commune Sidi Belyout (Casablanca), par exemple, le service de la légalisation et de signature a cessé tout activité. Nombreux sont les citoyens qui ont dû rebrousser chemin sans pouvoir légaliser leurs documents, ni recevoir leurs actes administratifs. A la mairie de Casablanca, beaucoup des services ont travaillé hier. Mais il y en a d’autres où les agents se sont absentés. Au service des infrastructures, «seuls 3 fonctionnaires sur 10 sont en activité», explique un employé du même service. Un syndicaliste affirme aussi qu’à l’arrondissement Benjdia, le service de la légalisation a brisé la grève.


Position des maires

«On n’a pas senti une démobilisation totale et aucune perturbation n’a été enregistrée au niveau de la ville de Casablanca. Les revendications du personnel communal sont respectables et le problème des indemnités doit être résolu par la voie du dialogue», indique Mohammed Sajid, maire de Casablanca. Même son de cloche chez le maire de Rabat, Omar Bahraoui: «Les services communaux n’ont pas subi de grandes perturbations et je considère les doléances des fonctionnaires des collectivités locales comme étant tout à fait légitimes».Ali JAFRY

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