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Economie

Le patronat calme le jeu avec le gouvernement

Par L'Economiste | Edition N°:455 Le 03/03/1999 | Partager

Tout le monde attendait une prise de position politique. Or, la réunion de la CGEM a été une assemblée statutaire comme au bon vieux temps. Une rencontre qui devait en principe se tenir au début février.


Reportée une fois, l'assemblée générale de la CGEM du 1er mars s'est penchée sur l'examen de la conjoncture économique. Tout le monde attendait des messages forts et une prise de position politique. Or, cela n'a pas été le cas. Les commissions ont chacune exposé les résultats des filières. Pas de miracles à l'horizon, l'année 1999 ne démarrera pas sur les chapeaux de roues. Le PIB devra connaître en 1999 une hausse de 3 à 4%, ce qui reste dans la moyenne de ce qu'a connu le Maroc ces dernières années. M. Azzedine Guessous, président de la Commission Economique et Financière de la CGEM, s'est livré à un exercice original, l'analyse des caractéristiques de plusieurs Lois de Finances pour en déterminer les socles communs. Sur le registre des finances publiques, les recettes ordinaires représentent 22% du PIB, et 86% de ces recettes (les impôts conjugués aux produits des monopoles) sont composées de recettes fiscales. "Cette pression fiscale est mal répartie entre les différents impôts avec une concentration sur l'IS et une faible contribution de l'IGR professionnel".
De leur côté, les dépenses de l'Etat constituent 26% du PIB contre moins de 18% pour des pays similaires tels que le Chili, la Corée ou encore l'Indonésie. M. Guessous précise que le recul du déficit budgétaire ne provient pas de la réduction du train de vie de l'Etat, mais découle du résultat du recul des dépenses d'investissements.

Reste qu'il ne faudra pas s'attendre à une baisse de la pression fiscale dans les prochaines années. Le rééquilibrage du Budget de l'Etat devra se réaliser sur l'élargissement de la base imposable, en luttant contre l'évasion des capitaux et l'informel. Ce rééquilibrage devra aussi s'effectuer à travers la réforme publique ainsi que la gestion active de la dette.
Les dépenses de compensation, situées entre 5 et 6 milliards de DH par an, doivent être revues, indique M. Guessous. La subvention des produits de première nécessité n'atteint pas la cible pour laquelle elle est destinée.
Pour le secteur textile-habillement, M. Mohamed Lahlou, président de l'Amith, les entreprises exportatrices ont vécu une période de mise en ordre des comptes avec la Douane au cours de la dernière période. Les résultats ont été satisfaisants, appuyés par l'adoption du Code des Douanes par le dernier Conseil de Gouvernement.
En 1998, les industries du textile et de l'habillement ont enregistré à l'export une hausse de 4%. Reste que cette évolution cache, selon M. Lahlou, des tendances. Ainsi, les produits finis ont accusé une baisse de l'ordre de 10% contre une hausse de 15% de la sous-traitance.

Réunions pour le social


A l'export, la France (50%) reste la première destination. D'autres pays commencent à émerger comme l'Angleterre, l'Espagne et l'Allemagne. Les opérateurs visent également l'Italie, marché-phare où les mouvements de délocalisations ont commencé. Le secteur se prépare en anticipant l'application de l'accord de libre-échange. Quant à la crise financière asiatique, sa répercussion sur le marché a été positive. Les prix des tissus de base ont été divisés par deux.
Du côté du social, la commission en charge du dossier à la CGEM poursuit ses réunions hebdomadaires pour examiner le Code du Travail, "article par article". Une mutation dans l'esprit des partenaires sociaux est visible. Les syndicats comme les entrepreneurs sont désormais conscients de la nécessité de sauver l'entreprise, et en filigrane la sauvegarde de l'emploi et la création de nouveaux postes de travail.


Le coup de gueule sur la fiscalité agricole


Le coup de gueule de M. Mohamed Chraïbi, président de la Fenagri, sur la fiscalité du secteur agricole aura animé la salle lors de l'assemblée générale de la CGEM. Il a menacé de quitter la CGEM si celle-ci continue à ressasser le refrain des exemptions agricoles et ne prend pas en compte l'imposition indirecte de l'agriculture, évaluée à 3,3 milliards de DH. C'est M. Guessous qui avait mis le feu à la mèche. Après une clarification entre les deux, M. Chraïbi reprend vite le fil de son discours en mettant l'accent sur le travail effectué pour le Plan quinquennal de l'agriculture 1999-2003.

Meriem OUDGHIRI & Mohamed CHAOUI

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