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Le partage géographique du marché perd de sa substance

Par L'Economiste | Edition N°:711 Le 24/02/2000 | Partager


· Ciments du Maroc devient le deuxième opérateur et la Cior passe à la troisième position
· Les groupes internationaux contrôlent toute la production


La recomposition du marché du ciment est en marche. Le partage géographique du marché cède progressivement la place à une nouvelle configuration dont les contours ne sont pas encore délimités.
Mais d'ores et déjà, chaque groupe place ses pions. Ciments du Maroc, détenue à hauteur de 53% par Ciments Français, a absorbé il y a quelques mois, Asmar.
Dans sa structure du capital, la BNDE est présente aux côtés de la CIMR, la CNIA, la SNI et les divers. Ciments du Maroc exploite deux sites de production à Safi et à Agadir. Le cimentier dispose d'un centre d'ensachage à Jorf Lasfar et de 5 centrales de béton prêt à l'emploi dont trois à Casablanca et une à Rabat. Ce groupe couvre toute la région sud. A Laâyoune, la cimenterie a prévu un centre de broyage et d'ensachage destiné à alimenter le marché local. Avec ce projet, Ciments du Maroc est en passe de constituer un triangle de distribution Agadir-Marrakech-Laâyoune. Autre projet à l'étude, installer une cimenterie dans la région de Béni-Mellal. Ce site stratégique est convoité par toutes les cimenteries. Ciments du Maroc indique que les études de faisabilité sont dans leur phase finale.
Cette opération bouleverse la donne du marché cimentier. En effet, Ciments du Maroc en détient désormais plus de 27%. Avec cette part, il devient le deuxième groupe après Lafarge Ciments (qui dispose d'environ 42%).
Les consommations de ciments au cours de 1999 le montrent. Les deux entreprises (Ciments du Maroc et Asmar) dépassent 2 millions de tonnes. Sur les 7,152 millions de tonnes vendues, Cimar a écoulé plus de 1,244 million. Les ventes d'Asmar pour la même période ont totalisé 780.000 tonnes.
Les Ciments de l'Oriental (Cior), qui occupait jusque-là la deuxième place sur le podium, est reléguée en troisième position avec près de 22% de part de marché et des ventes évaluées à 1.568.277 tonnes. La Cior est filiale du cimentier suisse Holderbank. Elle possède deux unités de production, l'une située à Oujda, l'autre à Fès. Elle dispose d'un centre d'ensachage à Casablanca et un centre de broyage à Nador. Sans l'annoncer, la Cior a réagi en lançant un projet d'implantation à Settat. Il s'agit dans un premier temps de construire un broyeur d'une capacité de 566.000 tonnes. Sa mise en service est prévue pour l'année prochaine. Le Nord est servi par Lafarge Maroc qui détient Lafarge Ciments à parts égales avec la SNI en exploitant des unités de production dont celles situées à Casablanca, Meknès et Tétouan. La SNI est depuis quelques mois contrôlée par l'ONA. Les présidents de cette holding et de Lafarge ont annoncé à la mi-janvier la réalisation d'un investissement de 1,2 milliard de DH pour construire une usine de production de ciment dans le Nord, baptisée "Tétouan II".


Longue liste des grands projets

Rappelons que le secteur cimentier compte jusqu'ici quatre groupes qui exploitent au total dix usines avec une capacité de production annuelle de l'ordre de 10 millions de tonnes.
Les perspectives du marché sont bonnes, assurent les professionnels. Les besoins en matériaux de construction et de ciment à satisfaire sont énormes. La consommation de ciment par habitant, de l'ordre de 250 kg, est faible par rapport aux pays voisins. La volonté des autorités d'engager des investissements dans ce sens est claire. Le développement des Provinces du Nord et le désenclavement de cette région sont une priorité pour les pouvoirs publics. Le marché du ciment est donc appelé à connaître une forte croissance. De grands projets d'infrastructures sont programmés. La liste est longue: elle va du port de Tanger-Atlantique à la Rocade méditerranéenne en passant par le réseau routier et la construction de logements sociaux.
En outre, l'Association Professionnelle du Ciment a signé une convention avec le Ministère de l'Equipement pour introduire le ciment dans les cahiers des charges pour la construction des routes et chaussées.

Mohamed CHAOUI

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