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Le pari fou de Marocaine des jeux et des sports

Par L'Economiste | Edition N°:3316 Le 09/07/2010 | Partager

. Porter la contribution au Fonds du sport à 1,5 milliard de DH . 58,8 % du total des mises en 2009 revenus aux parieurs. 250.000 DH/an pour financer le master management sport IscaeLES Marocains sont très peu joueurs. Ils étaient 2 millions seulement en 2009 à taquiner les différentes cagnottes mises en jeu par les trois organismes autorisés que sont le PMU, la Loterie nationale et la MDJS (Marocaine des jeux et sports). La mise moyenne annuelle par habitant est de l’ordre de 12 euros au Maroc alors qu’elle est de 191 en Europe. Néanmoins, ils ont tiré leur épingle du jeu pour glaner des recettes atteignant 4,3 milliards de DH. A elle seule, la MDJS a réalisé un chiffre d’affaires de 823 millions de DH, en progression de 17% par rapport à 2008. Par structure de produits, c’est Chrono, avec 54 % de la douzaine mise en jeu (voir infographie) qui séduit le plus les parieurs. Performance que le nouveau management entend perpétuer pour, dit-il, «faire de la MDJS le premier partenaire finançant le développement du sport au Maroc». Une prière qui semble s’exhausser. En tout cas, pour son premier grand oral devant le conseil d’administration de la Marocaine des jeux et des sports, le 29 juin dernier, Younès El Mechrafi, administrateur directeur général, a déroulé la vision stratégique de la MDJS pour les deux ans à venir. Baptisée Cap 50 (allusion au cinquantenaire de l’institution en 2012), celle-ci a séduit les deux actionnaires que sont l’Etat (Trésor public) avec 90% et la CDG, 10%. Le conseil a approuvé le business plan et les instances de gouvernance mise en place par El Mechrafi: comité de direction, de nominations/rémunération, d’audit et des risques, des pôles métiers et opérationnels… Au-delà, un deal est établi avec les différents membres du conseil «pour un travail de réflexion partagée en permanence, en dehors des rencontres officielles». Tous les sujets relatifs au business y passent. L’objectif: insérer les actions de la MDJS à la politique du sport du gouvernement tout en décrochant le rôle du premier bailleur de fonds de cette politique. Pour cela, le chemin est tout trouvé. Dans son business plan, la MDJS s’engage à augmenter sa contribution au FNDS (Fonds national pour le développement du sport), qui s’est monté à 160 millions de DH en 2009. Le défi est de porter cette contribution à près de 250 millions de DH à l’horizon 2012. Elle devrait avoisiner les 400 millions de DH, trois ans plus tard et «porter ainsi cette contribution à plus de 1,5 milliard de DH, en cumulé sur les 5 prochaines années», se défie El Mechrafi. Ce qui passe d’abord par «booster le chiffre d’affaires à 1,3 milliard dès 2012». La mise en place d’une stratégie d’innovation dite produit, basée sur la diversification, la fidélisation et la gestion de la relation client, serait un début de réponse. Un pari qui nécessite une amélioration de la performance opérationnelle de l’entreprise, mise à mal par une gestion gabégique, épinglée dernièrement dans le rapport de la Cour des comptes (cf :www.leconomiste.com). Page que le nouveau management entend vite tourner. Le courrier de la Cour des comptes pour s’enquérir des diligences entreprises suite aux remarques de ses magistrats, a trouvé échos auprès de la nouvelle équipe. Entre autres reproches alors faits à la MDJS, «la non réalisation des objectifs annoncés». En clair, l’opérateur américain, OTT, n’a pas respecté les investissements annoncés. Pour preuve, les 2.000 points de vente à ériger à fin 30 juin 2009, selon les termes du contrat, n’étaient que 1.350. Pour éviter de retomber dans ce genre de laxisme, un comité de direction est créé pour suivre les réalisations et apporter des correctifs au besoin. Parmi les actions en réponse à la Cour des comptes, le changement d’opérateur. Le nouvel opérateur, le grec Intralot, a obligation de développer le business et le réseau. «A défaut, il est soumis à des pénalités». L’adoption du management participatif et des process pour la maîtrise des risques ou encore de la mise à niveau du système d’information procèdent des paris fous du l’entreprise. Entre autres actions pour le développement du sport, la stratégie Cap 50 fait la part belle aux évènements sportifs notamment les tournois de foot de jeunes, les cross communaux ou encore contribuer à la dynamisation des filières de formation aux métiers du sport. L’exemple en date, le soutien financier à hauteur de 250.000 DH apporté chaque année pour le master de management du sport dispensé par l’Iscae. Au-delà, l’idée est de mettre en place des bourses de formation destinées aux différents acteurs du sport. Tout un programme.


Où va l’argent des parieurs?

LA contribution au Fonds national du développement du sport (FNDS) a atteint 135 millions de DH en 2009 et servira à équiper les pelouses en gazon synthétique de tous les clubs de football de 1re et 2e division. Le coût de cette opération s’élève entre 6 à 8 millions de DH par stade. Une partie de l’argent engrangé par la MDJS a servi à payer les lots revenant aux joueurs, soit 58,8 % du total des mises enregistrées en 2009. Ce qui s’élève à 484 millions de DH, contre 413 millions de DH l’exercice précédent. Le reste va aux charges de gestion, (autres que les dotations aux amortissements et les dotations aux provisions) y compris les frais de personnel, représentent moins de 3% des produits au 31 décembre dernier.Bachir THIAM

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