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Le PAM attaque le budget 2011

Par L'Economiste | Edition N°:3410 Le 24/11/2010 | Partager

. L’agriculture reste à la merci des aléas climatiques. Le taux de croissance insuffisant pour créer richesses et emplois. Le déficit à 3,5% sera dépasséL’examen du projet de budget en commission à la Chambre des conseillers a démarré en trombe. Vu son poids, le PAM a été le premier à ouvrir les débats. Par rapport aux autres groupes, il a été le plus percutant. Avec méthode, visiblement préparée à l’aide d’experts, l’intervention de son chef de groupe parlementaire a montré qu’il était déterminé à créer des difficultés à Salaheddine Mezouar et par ricochet au Premier ministre. Ainsi, Hakim Benchamach a d’entrée de jeu chargé le gouvernement pour n’avoir pas tenu ses engagements pris dans le cadre de la déclaration de politique générale. Sur le projet de budget, il a cherché à dévoiler ses fragilités et l’absence d’innovation dans son architecture. En effet, Benchamach s’est arrêté sur les indicateurs macro-économiques et la vulnérabilité des hypothèses dont le taux de croissance. Pour lui, 5% prévus pour 2011 ne permettront pas de créer assez de richesses et d’emplois. Il faudra au moins réaliser 6%. C’est d’ailleurs ce qu’avait promis Abbas Al Fassi lors de son investiture devant le Parlement. D’autant plus qu’il y a une espèce de cacophonie. Les chiffres de Bank Al-Maghrib diffèrent de ceux du HCP et de ceux du ministère des Finances. Cette diversité impose une meilleure coordination dans la production des chiffres. Il est également revenu sur le déficit estimé à 3,5% en 2011. Pour lui, ce niveau sera dépassé pour atteindre 3,8%, soit 31,6 milliards de DH au lieu de 29,6 comme prévu. Le 2% de l’inflation sera également dépassé. Les prix de certains produits comme le sucre, le bois, l’acier… ont augmenté sur le marché international. Ce sont autant de signes d’une crise annoncée qui débouchera sur une inflation importée, dit-il en substance. La dépendance du secteur agricole des aléas climatiques pose problème. Pourtant, ce secteur emploie 40% de la main d’œuvre mais ne représente que 18% du PIB. Malgré le Plan Maroc vert, l’agriculture reste la moins productive de l’Afrique du Nord.Pour lui, «le secteur bancaire est oligopolistique», pour reprendre les termes du chef de groupe du PAM. Ainsi, trois grandes banques concentrent près de 70 % des dépôts et accordent près de 60% des crédits. Ce trio possède les deux tiers des compagnies d’assurance, dit-il. A cela s’ajoute un dysfonctionnement dans le financement de l’économie puisque ce système préfère traiter avec l’Etat et les grandes entreprises au détriment des PME.Selon le PAM, les efforts des investissements ne peuvent porter leurs fruits à cause du manque de cohérence des stratégies sectorielles. Il y a une différence entre des investissements productifs et ceux réalisés dans les infrastructures de base qui n’attirent pas les capitaux. Pour lui, l’Egypte et la Turquie ont investi 22% du PIB mais réalisent plus de croissance et de création d’emplois. Sauf qu’il oublie de dire que ces pays ont investi dans les infrastructures il y a des années. Dans ce domaine, le retour sur investissements n’est pas dans l’immédiat. Pour le PAM, la concentration sur la demande intérieure a été un échec pour développer les industries d’exportation. M.C.

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