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    Affaires

    Le Palais des Roses au pénal

    Par L'Economiste | Edition N°:2107 Le 13/09/2005 | Partager

    . “Mauvaise foi” et “abus de confiance” pour LakhouajaL’affaire Palais des Roses International (PRI) vire au pénal. Le litige qui oppose les deux associés, Azzedine Lakhouaja et le groupe Dallah Al Baraka, sort du civil et du commercial après la mise en garde à vue de Lakhouaja. Ce dernier a été relaxé au prix d’une caution de 10.000 DH et une interdiction de quitter le territoire national. Le dossier est actuellement entre les mains du juge d’instruction près le Tribunal de première instance d’Agadir, Saïd Bouhadou. Selon une source judiciaire digne de foi, “Lakhouaja passera devant ce juge en ce début de semaine”. Ce passage n’est certainement pas le premier, puisque Bouhadou a déjà entendu les deux parties. Il a d’ailleurs établi un rapport d’instruction préliminaire le 2 août dernier relatant les déclarations des deux parties. Le rapport, dont L’Economiste détient copie, conclut à l’engagement de poursuites pénales contre Lakhouaja pour “mauvaise foi dans la gestion de biens sociaux” et “abus de confiance” (articles 523-547 et 549 du code pénal). Outre les accusations du groupe Dallah Al Baraka et les déclarations des témoins, le juge d’instruction s’est appuyé sur les conclusions d’une expertise comptable réalisée le 5 juillet dernier. Bouhadou procédera à une confrontation entre Lakhouaja et Ahmed Ahmed, le représentant de Cheikh Kamel qui s’est constitué partie civile, le 23 septembre. Lakhouaja et Cheikh Kamel se sont associés en 1999 pour créer le fameux hôtel Le Palais des Roses. Le tour de table était constitué de la société PRI Luxembourg (45%), Delta Oversis (26%), Lakhouaja et ses ayants droit (1%), Dallah Al Baraka (27%), Cheikh Kamel et Farid Bouzid 0,5% chacun. L’hôtel ouvre ses portes en mars 2003 et sa gestion est confiée à la société Palm Dorint contre le paiement d’une redevance annuelle de 40 millions de DH. Palm Dorint ne parvient pas à payer sa redevance et PRI se retrouve avec près de 50 millions de DH d’impayés auprès des fournisseurs. Le gestionnaire est évincé juridiquement (en première instance et en appel) et la gestion est confiée à Delta Oversis, société appartenant à Lakhouaja. Face aux fournisseurs et banquiers réclamant leur dû, les deux principaux associés de PRI se rejettent la responsabilité. Lakhouaja réclame à Cheikh Kamel une avance pour régler les dettes, lequel refuse arguant qu’il y a eu dilapidation. Les deux associés décident de s’en remettre à la justice et depuis, une dizaine d’affaires pendent devant les tribunaux d’Agadir et de Marrakech. Naoufal BELGHAZI

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