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Courrier des Lecteurs

Le nouveau programme de la BEI démarre

Par L'Economiste | Edition N°:288 Le 10/07/1997 | Partager

L'ONCF et l'ONEP ont bénéficié des premiers prêts accordés au titre du nouveau programme de la BEI. Cette institution européenne prépare une nouvelle ligne de capital-risque pour la BMCE et réaffirme son intérêt pour le Sud de la Méditerranée.


C'est parti. Le nouveau mandat «Partenariat Euroméditerranéen» de la BEI est mis en route. Les premiers prêts accordés au Maroc, au titre du nouveau mandat autorisant l'Institution européenne à engager 2,31 milliards d'Ecus (25 milliards de DH) pour le financement d'investissements promus dans une douzaine de pays méditerranéens sur la période 1997 -1999, ont été signés par Mme Ariane Obolensky, vice-présidente de la BEI, et M. Mohamed Kabbaj, ministre des Finances et des Investissements Extérieurs, le mardi 1er juillet à Rabat. Il s'agit de deux conventions d'un montant global de 135 millions d'Ecus (1,35 milliard de DH).
La première enveloppe contenant 85 millions d'Ecus, soit 910 millions de DH environ, est allouée à l'ONCF (Office National des Chemins de Fers). Ce financement est destiné à la réhabilitation et à l'augmentation des capacités des principales lignes du réseau ferroviaire.
Le projet s'inscrit d'une façon prioritaire dans le programme d'investissements de l'ONCF 1996-2000. Il concerne les axes Marrakech-Casablanca et Rabat-Fès-Oujda ainsi que la bretelle desservant les mines de phosphates de Khouribga et Oued-Zem. Il est également prévu le doublement de la voie électrifiée sur 82 km reliant Kénitra et Sidi Kacem et des aménagements de caténaires et passages à niveau. A terme, en 2001, la capacité du réseau sera porté à un minimum de 80 trains par jours contre 45 actuellement et la vitesse maximale de 90 à 160 km/h.

Le second prêt d'un montant de 50 millions d'Ecus (environ 538 MDH) représente la première tranche d'un programme de 100 millions qui permettra à l'ONEP (Office National de l'Eau Potable) d'augmenter la capacité d'alimentation en eau de plusieurs villes. Les investissement portent sur vingt deux sous-projets, dont six relatifs à la production, huit à l'adduction et huit à la distribution. Le projet s'étale sur la période comprise entre l'année en cours et 2001. Il fait parti d'un programme d'investissements d'un montant de 7,8 milliards de DH mis en place par l'Office.
La BEI était déjà intervenue pour le financement d'un projet d'alimentation en eau potable de 6 villes en 1994 pour un montant de 40 millions d'Ecus (430 MDH) inclus dans le quatrième protocole financier.
Jusqu'à la convention signée la semaine dernière, ses interventions
au Maroc ont totalisé 907 millions d'Ecus, soit 9,76 milliards de DH dont 333 millions pour les capitaux à risque. Une nouvelle ligne sera mise en place dans le cadre du programme MEDA. Dans son discours prononcé lors de la visite de Mme Obolensky à la BMCE, M. Othman Benjelloun, président de cette institution, a évoqué l'ouverture en faveur de sa banque d'une ligne de capital-risque «de plusieurs dizaines de millions d'Ecus». L'originalité de cette ligne consiste à «coupler les prises de participation de la BEI dans les projets éligibles à celles de la BMCE qui bénéficiera alors d'un refinancement partiel» de l'institution européenne.

Par la même occasion, le président de la BMCE s'est félicité du renforcement des relations de la BEI avec la Méditerranée, alors que la chute du Mur de Berlin avait fait craindre une orientation plus poussée vers les PECO (Pays d'Europe Centrale et Orientale).
Dans un entretien accordé à L'Economiste, Mme Obolensky a réaffirmé: «Il n y a aucun risque que l'Est draine les financements destinés à la Méditerranée». Elle précise que les financements accordés à cette région ont même «littéralement explosé», relevant, à titre d'exemple, que plus de 100 millions d'Ecus ont été injectés au Maroc depuis 1991. La vice-présidente de la BEI assure qu'il n y aura aucun effet d'éviction. Elle estime que la Banque est en mesure de se refinancer sur le marché international pour «à la fois financer des projets méditerranéens et en Europe de l'Est». Par conséquent, «Il n' y a aucune crainte à avoir à ce niveau». Le seul problème, précise-t-elle. «C'est trouver des projets rentables». Et de poursuivre, optimiste: «J'estime qu'il en existe beaucoup au Maroc».

Alié Dior NDOUR

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