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Economie

Le Nord, plate-forme privilégiée des aides européennes

Par L'Economiste | Edition N°:442 Le 12/02/1999 | Partager

Le Nord, grâce à sa proximité géographique, est amené à se développer et devenir une plate-forme afin d'accélérer l'ancrage de l'économie marocaine à l'ensemble européen. C'est l'objet des journées franco-marocaines pour le Nord.


Le développement des provinces du Nord, a été "érigé en priorité nationale", souligne M. Hassan Amrani, directeur de l'Agence pour les Provinces du Nord, mais leur sort est lié à celui des autres régions et vice versa. L'amélioration du tissu économique marocain est aujourd'hui soutenue par la réforme du code de commerce, du système bancaire et de la modernisation du marché boursier, favorisant ainsi le développement de nouvelles relations commerciales entre l'Union Européenne et notre pays. Par ailleurs, M. Amrani a mis en exergue la coopération euro-méditérranéenne qui "implique une coresponsabilité des pays du Nord et du sud de la Méditerranée dans la définition et la promotion d'un modèle de développement économique, social et culturel équilibré". A cet effet, il rappelle les accords de Barcelone et notamment le programme Méda qui a permis d'inscrire au profit du Maroc une enveloppe de 453 millions d'Euros, soit près de 10% du montant global qui s'élève à 4.6 milliards d'Euros au titre de la période 96-98.
Sur ces 453 millions d'Ecus, 123,4 millions sont affectés à des projets qui concernent partiellement ou en totalité les provinces du Nord. Les priorités sont l'eau, l'assainissement, les routes et les pistes rurales, les soins de santé et le soutien à l'éducation de base.
En outre, pour 1999, le programme Méda a prévu 127 millions d'Euros dont 116 millions affectés à des projets ayant trait exclusivement aux provinces du Nord, ce qui représente 91% du montant global.

L'Agence a pour sa part entamé l'exécution de son programme prioritaire estimé à 1.5 milliard de Dirhams auquel s'ajoutent les actions des autres départements ministériels, établissements publics et collectivités locales dont le montant des investissements au profit des provinces du Nord atteindra 9,2 milliards de Dirhams au titre de l'exercice en cours.
Le thème du partenariat et des financements européens était au centre du débat d'une table ronde qui a rassemblé MM. Amahzoune (Banque Populaire), Langstaff (Euro Maroc Entreprise), Bonnefoy (Délégation UE), Bayart et Mme Hibou (CNRS français). Ainsi, dans un premier temps, M. Amahzoune, directeur général de la BP à Tanger, a présenté certains types d'aides financières européennes (capital à risque, crédits acheteurs et conversion de dettes) censés accompagner les pays de la Méditerranée dans l'avènement de la zone de libre-échange à travers une modernisation, une restructuration, une libéralisation et un ajustement structurel de l'économie. M. Amahzoune a fait allusion aux financements: ceux de Proparco qui concernent les projets de création, de développement ou de restructuration dans tous les secteurs de l'industrie et des services sous forme de frais de participation directe en capitale. Ceux de la Caisse Française de Développement agissent directement, quant à elle, dans le cadre du programme Méda ainsi que dans d'autres projets extérieurs au Méda; BEI III et BEI IV:
Le premier fonds est relatif au financement des banques marocaines, permettant de prendre des participations dans des entreprises conjointes et des financements pour des promoteurs marocains;
Le second concerne la reconversion sur la compétitivité des entreprises marocaines. Il y a un fonds pour la reconversion de la dette marocaine (400 millions de Francs) et espagnoles (6.250 millions de Pesetas) pour la promotion des investissements français et espagnols au Maroc, etc
Enfin, un fonds pour la dépollution: le FODEP, qui est un don allemand de 18 millions de Marks.
Quant au Méda, c'est M. Bonnefoy (Délégation de l'UE à Rabat), qui était chargé d'exposer ce principal instrument de coopération entre l'UE et le Maroc dont la plus importante composante est économique. M. Bonnefoy souligne que le programme Méda a permis de tripler les fonds européens en faveur du Maroc. En effet, les protocoles antérieurs mettaient à la disposition du Maroc 44 millions d'écus annuellement alors que le fonds Méda, 150 millions. Deux grands axes sont compris dans ce programme: Le premier est relatif à l'appui à l'équilibre socio-économique avec un montant global de 320 millions et le second ayant trait à l'appui à la transition économique pour un financement de 290 millions d'écus. Il donne ainsi le ton aux journées franco-marocaines pour le Nord, organisées par l'Institut Français du Nord, l'ENCG, L'Economiste et l'AZIT.


Un mariage blanc


Si l'accord de partenariat semble ne présenter que des avantages pour M. Bonnefoy, il représente pour Mme Béatrice Hibou "un mariage blanc". "Le partenariat répond effectivement à un certain nombre d'attentes des régimes en place et de la population, mais ces attentes sont contradictoires et souvent incompatibles entre elles", une logique que Mme Hibou a essayé de démontrer à travers une étude qu'elle a réalisée. Pour elle, le partenariat, "cette ambition démesurée", présente sans contestation des avantages et que tout le monde peut trouver un intérêt à la mise en place de ce partenariat. Selon Mme Hibou, il ne faut pas voir dans cet accord euro-méditerranéen un intérêt financier, mais surtout politique et symbolique. Au fait, ce partenariat constituerait une des seules perspectives d'avenir après l'échec de l'UMA et "d'autres produits nationalistes. Et ce projet est d'autant plus accepté que les Etats du Sud se sentent menacés et craignent l'élargissement de l'UE à l'Est", affirme-t-elle. Pour Mme Béatrice Hibou les failles de ce partenariat, à côté bien sûr de ces grands avantages et intérêts, se résument en trois raisons. D'abord, le partenariat s'affiche dans le texte et le discours comme la continuité des programmes d'ajustement. Ensuite, il subsiste les mêmes aveuglements de l'Union Européenne face aux faux-semblants des équipes dirigeantes. Enfin, l'UE ne s'est pas donné les moyens. En voulant obtenir la transparence, la fin des rentes, la démocratisation, elle a oublié qu'en plus des mesures économiques il faut également des conditions socio-politiques et des mesures administratives adéquates. Si les termes du partenariat ne sont pas revus, cet accord, d'après les propos de Mme Hibou est condamné à rester "une coquille vide que les régimes peuvent utiliser à leur convenance".

Ilham BERRADA

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