International

Le Nobel de la paix à l’AIEA et à El Baradei

Par L'Economiste | Edition N°:2126 Le 10/10/2005 | Partager

. Le prix coïncide avec le 60e anniversaire d’Hiroshima et NagasakiLe prix Nobel de la paix a été attribué vendredi 7 octobre à l’Agence internationale de l’énergie atomique et à son chef Mohamed El Baradei pour leur travail contre la prolifération, 60 ans après Hiroshima et alors que la question de l’arme nucléaire reste brûlante en Corée du Nord et en Iran.Gendarme de l’Onu pour la question nucléaire, l’AIEA et son directeur général égyptien sont récompensés “pour leurs efforts, visant à empêcher que l’énergie nucléaire soit utilisée à des fins militaires”, a dit Ole Danbolt Mjoes, président du comité Nobel, en motivant le choix opéré parmi les 199 candidats en lice.Installée à Vienne, l’AIEA tente depuis 1957 de détecter le détournement des matières fissiles et de garantir l’application du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), missions d’actualité au regard des difficultés éprouvées par la communauté internationale pour convaincre l’Iran et la Corée du Nord de renoncer à leurs programmes nucléaires.L’organisation a aussi joué un rôle majeur avant l’intervention militaire américano-britannique contre l’Irak en 2003. Au grand dam des Etats-Unis, elle estimait que Saddam Hussein ne disposait pas d’armes de destruction massive, un jugement désormais généralement admis comme correct mais qui a rendu l’AIEA plus ou moins impopulaire à Washington. Danbolt Mjoes a assuré que ce prix ne visait aucun Etat en particulier mais qu’il constituait “un défi adressé à tous les chefs d’Etat”. “A une époque où la menace des armes nucléaires s’accroît une fois encore, le comité Nobel norvégien souhaite souligner le fait que cette menace doit être traitée via une coopération internationale la plus large possible”, a-t-il dit. La décision du comité Nobel coïncide avec le 60e anniversaire du largage par l’US Air Force de deux bombes atomiques, “Little Boy” et “Fat Man”, sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki les 6 et 9 août 1945.Synthèse L’Economiste

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