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Le Nobel consacre la lutte contre le réchauffement

Par L'Economiste | Edition N°:2631 Le 16/10/2007 | Partager

. Al Gore et le Giec partagent le prix Nobel de la paix. Réchauffement climatique et conflits armés sont liés LE réchauffement climatique et le risque de conflits armés à travers le monde.Le Nobel de la paix attribué vendredi dernier à l’ancien vice-président américain Al Gore et au panel de l’ONU sur le climat établit très clairement le lien jusqu’alors quelque peu occulté entre le réchauffement climatique et le risque de conflits armés à travers le monde. Al Gore, devenu champion de la cause climatique, et le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) ont rejoint vendredi au panthéon du Nobel de la paix le premier de ses lauréats, le fondateur du Comité international de la Croix rouge (CICR) Henri Dunant. Du même coup, la protection du climat apparaît désormais aussi prioritaire que le furent en leur temps le combat contre l’apartheid ou les mines antipersonnel, la fin du conflit au Vietnam, la paix en Amérique centrale ou entre l’Egypte et Israël. «D’importants changements climatiques pourraient altérer et menacer les conditions de vie d’une grande partie de l’humanité. Ils pourraient déclencher des migrations massives et déboucher sur une concurrence accrue pour les ressources de la Terre», a affirmé le président du comité Nobel, Ole Danbolt Mjoes. «Il pourrait y avoir un risque accru de conflits violents et de guerres entre et au sein des Etats», a-t-il ajouté en soulignant que «l’action est nécessaire maintenant, avant que le changement climatique n’échappe au contrôle de l’homme».Pour l’ancien ex-coordinateur des secours d’urgence de l’ONU Jan Egeland, «des guerres climatiques sont déjà en cours», notamment au Sahel. «Des nomades se battent contre des fermiers parce qu’il y a de moins en moins de terres disponibles en raison des changements climatiques», affirmait-il à quelques journalistes le mois dernier à Oslo.L’an passé, l’ex-secrétaire général de l’Onu Kofi Annan avait compté le changement climatique au nombre des «principales menaces à la paix et à la sécurité». Au printemps, le Conseil de sécurité avait pour la première fois organisé un débat (sans vote) sur le sujet.Annan citait volontiers, comme son successeur Ban Ki Moon, le conflit du Darfour comme une crise puisant ses racines dans le dérèglement climatique. Le prix Nobel pourrait donner un sérieux coup de pouce aux Nations unies qui, sous la double ombrelle de la Convention climat et du Protocole de Kyoto, tentent de convaincre la communauté internationale d’agir de concert pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. La conférence qui se tiendra du 3 au 14 décembre à Bali sous leur égide doit impérativement tracer la feuille de route de négociations qui permettront au Protocole de Kyoto de se survivre après son expiration en 2012. Le comité Nobel couronne aussi les travaux scientifiques sur le climat: le 4e rapport du Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, la plus vaste expertise possible sur le sujet, a une nouvelle fois sonné l’alarme.Les chercheurs attribuent désormais avec 90% de certitude le réchauffement en cours aux activités humaines et tablent sur une hausse de 1,1 à 6,4°C de la température moyenne de la planète d’ici 2100. Synthèse L’Economiste

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