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    Economie Internationale

    Le monde manquera encore de sucre en 1995

    Par L'Economiste | Edition N°:160 Le 29/12/1994 | Partager

    La production sucrière mondiale pour la saison 1994-1995 est estimée 112,5 millions de tonnes, selon l'Organisation Internationale du Sucre.

    Elle est de 1,9 million de tonnes inférieure à la consommation prévue, soit 114,4 millions. Ces prévisions, souligne Le Monde, diffèrent des chiffres avancés par les grandes maisons de courtage, mais les écarts sont minimes. Un déficit entre la production et la consommation a également été relevé en 1994. Celui-ci explique d'ailleurs la hausse des cours du sucre roux (c'est-à-dire non raffiné) coté à New York. Selon des experts, la tendance à la hausse devrait se maintenir.

    En effet, la production de betterave sucrière a été affectée par les inondations en Chine, les difficultés économiques de Cuba et les conditions climatiques en Europe (un été trop chaud et trop sec). Si les professionnels ont bien identifié les raisons du déficit, ils cernent moins bien la hausse des cours qui frise les 50%. Le quotidien français rapporte que c'est la structure des échanges internationaux qui est à l'origine de la flambée des prix du sucre roux.

    Les échanges physiques ne portent effectivement que sur environ 15 millions de tonnes par an, alors que les échanges-papier, selon l'expression des spécialistes, concernent entre 1 et 2 millions de tonnes par jour suivant les périodes. A en croire un intervenant parisien cité par Le Monde, quelque "40 à 45% des positions prises sur le marché du sucre roux seraient le fait de fonds d'investissement".

    Compte tenu du déficit attendu, des pays comme la Russie (sa production de betterave a chuté de 40%) et la Chine devront importer respectivement 1,5 et 1 million de tonnes en 1995. La question qui se pose alors est de savoir s'ils vont opter pour du sucre roux ou blanc.

    D'après la presse française, cette question est de taille, vu que le marché du sucre roux est beaucoup plus spéculatif que celui du sucre blanc. Ce dernier connaît lui aussi un mouvement de hausse à Londres du fait de "la perspective d'une baisse de la production européenne, les rumeurs d'achats par la Chine, l'Iran et le Yémen de sucre blanc initialement destiné à l'Inde".

    Synthèses réalisées par Hakima EL MARIKY

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