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Le Ministère des Finances identifie de nouveaux foyers de croissance

Par L'Economiste | Edition N°:647 Le 26/11/1999 | Partager

· Le Département de Oualalou s'attend à un redéploiement des exportations marocaines sur de nouveaux marchés
· L'entreprise marocaine est appelée à faire preuve de plus de réactivité vis-à-vis de ses consoeurs de la zone Euro notamment


L'économie mondiale va mieux. Une fois la tempête du Sud-Est asiatique tombée, les prémisses d'une reprise s'installent petit à petit.
D'ailleurs, le FMI (Fonds Monétaire International) a révisé à la hausse sa prévision de croissance mondiale en 1999, la ramenant de 2,3 à 2,8%.
Pour le Maroc, une telle situation ne peut être que bénéfique. Dans un rapport récemment rendu public, la Direction des Etudes et des Prévisions Financières du Ministère de l'Economie et des Finances met l'accent sur les conséquences d'une telle conjoncture sur l'environnement national. Selon le rapport, le Maroc devrait bénéficier du redressement de l'économie européenne, y compris dans les pays qui se trouvent en retard par rapport au cycle européen telle l'Italie.
Parallèlement, la reprise de l'inflation dans les pays industrialisés devrait se traduire par un regain d'activité industrielle européenne d'une part et surtout par un accroissement de la demande étrangère adressée au Maroc de l'autre. Cette situation compenserait la détérioration de la balance commerciale résultant de la remontée des cours pétroliers aux alentours de 19 Dollars le baril (1 Dollar= 9,99 DH). La détérioration est estimée à 0,6 et 0,1 point en 1999 et 2000 respectivement.

Stimulation conjoncturelle


Par ailleurs, le redressement de la situation financière des pays pétroliers présente une autre opportunité pour l'économie nationale. "Elle devrait favoriser un redéploiement des exportations marocaines vers ces nouveaux marchés", est-il affirmé.
Le rapport reconnaît toutefois que certaines branches d'activité continueront d'être affectées comme le textile, le cuir et l'habillement sous l'effet de la concurrence des pays asiatiques. "Cette concurrence sera rude si le desserrement de la contrainte de crédit qui pèse sur les entreprises asiatiques s'accélère avec la restructuration du secteur bancaire", explique le rapport. Pour parer à une telle situation, la Direction préconise d'opter pour une "politique économique adéquate en mettant en oeuvre tous les instruments de stimulation conjoncturelle", d'autant plus que le Maroc dispose d'un atout de taille la proximité géographique de l'Europe.
L'amélioration de la croissance économique nationale passe également par une consolidation des positions commerciales en Europe. Et ceci ne se fera pas sans une mise à niveau rapide et sérieuse du tissu productif.
Les entreprise marocaines se trouvent maintenant face à une concurrence de plus en plus accrue des entreprises des pays de la zone Euro qui voient leurs coûts de transaction et de financement réduits suite à l'introduction de la monnaie unique. Autre défi à relever par les entités nationales: atteindre la taille critique nécessaire pour pouvoir s'imposer sur le marché européen. Pour cela, elles doivent développer des synergies avec leurs consoeurs européennes. Mais l'entrée en vigueur de la monnaie unique européenne n'aura pas que des effets pervers.
En effet, de nouvelles opportunités de refinancement seront offertes au Maroc. En confortant la baisse des rendements obligataires européens, l'internationalisation de la monnaie unique devrait encourager les investisseurs européens à s'intéresser aux émissions à rendements plus élevés. "Cette évolution est alors favorable à la réduction du coût de financement de l'économie nationale".


Faits marquants à fin octobre 1999


· Révision à la hausse des prévisions du FMI en matière de croissance économique mondiale en 1999 (2,8%). La prévision pour l'an 2000 reste fixée à 3,4%
· Décélération du mouvement de déflation. La remontée des cours pétroliers a entraîné un redressement de l'inflation dans tous les pays industrialisés. Ce redressement est déjà marqué aux Etats-Unis et dans les pays de la zone Euro.
· Selon la CNUCED, le niveau des investissements directs étrangers est resté relativement élevé malgré les crises financières l'année dernière (166 milliards de Dollars, soit seulement 6,6 milliards de moins qu'en 1997).o

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