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    Economie

    Le Ministère de la Santé Publique impose le visa sanitaire aux snacks et laiteries à créer

    Par L'Economiste | Edition N°:598 Le 20/09/1999 | Partager

    · D'autres aliments incriminés dans la série d'intoxications: Le poulet, la mortadelle et les saucisses

    L'autorisation du Ministère de la Santé Publique devient obligatoire pour ouvrir un snack ou une laiterie. Du moins au niveau du Grand Casablanca ou cette mesure sera mise en application dès la semaine prochaine. Le contrôle des équipes du MSP portera, non seulement sur les locaux, mais aussi sur les employés. Ces derniers doivent en effet subir des examens qui attestent de leur bonne santé. C'est en tout cas ce que le Dr Jaâfar Heikel, spécialiste en maladies infectieuses et délégué du MSP à la Wilaya de Casablanca, a laissé entendre. Cette mesure, qui fait suite à la vague d'intoxications de ces dernières semaines, sera sans doute étendue aux autres préfectures.
    L'obligation d'un visa de la part du MSP pour les snacks et les laiteries ne relève pas de l'arbitraire. Elle fait suite aux résultats du contrôle mené par une commission(1) dans le Grand Casablanca. Surtout qu'ils ont relevé que de sérieux problèmes d'hygiène existent. Selon nos informations l'un des principaux constats de cette Commission concernent les snacks et laiteries dans lesquels les conditions d'hygiènes sont défectueuses. Les unités de production artisanales de la charcuterie, quant à elles, sont jugées moyennement satisfaisantes. Pour ce qui est des grosses unités, elles sont satisfaisantes. Chaque jour apporte son lot d'éléments nouveaux sur l'affaire des intoxications alimentaires. L'éventail des produits incriminés s'élargit de plus en plus. Après le botulisme qui conforte l'hypothèse d'une contamination par les conserves, ce sont maintenant le poulet et les saucisses desservis dans les snacks qui sont montrés du doigt. Du moins en ce qui concerne Casablanca. Ainsi, sur les 26 cas d'intoxications sérieuses, c'est-à-dire celles qui ont nécessité une hospitalisation s'étalant de quelques heures à plusieurs jours au niveau de Casablanca, plusieurs ont concerné des personnes qui ont consommé ces produits. Pour ce qui est du botulisme, cinq cas ont été identifiés alors que sept autres ont été considérés comme suspects. Le nombre exact de cas d'intoxications reste la grande inconnue. A noter que le dossier des intoxications alimentaires est aujourd'hui entre les mains d'une commission composée de représentants de différents départements. Celle-ci comporte notamment des équipes du MSP, du Ministère de l'Intérieur et du Département de l'Agriculture. La Commission tient chaque jour des réunions pour examiner l'état d'avancement du dossier. Les Ministères observent, toutefois, aujourd'hui un grand mutisme. Aucun communiqué officiel n'a été diffusé au moins pour dissiper les inquiétudes de la population.

    (1) Cette Commission se compose notamment des représentants du Service d'hygiène, de la Répression des Fraudes et de la Délégation du Ministère de la Santé Publique au niveau de Casablanca.


    Protection du consommateur


    L'une des nouveautés du projet de loi relatif à la fraude alimentaire (ce projet complète la loi 13/83 du 5 octobre 1984) réside dans l'attribution d'autres fonctions à la Division de la Répression des Fraudes. Celles-ci portent notamment sur le conseil et le contrôle. L'objectif de ce texte est de mettre à niveau l'arsenal juridique en matière de qualité et de sécurité des produits alimentaires. L'enjeu réside aussi dans la protection du consommateur marocain et la responsabilisation des opérateurs économiques. Autre point prévu dans ce texte, la création d'un organe national de gestion de risques. Celui-ci sera chargé de prévenir les risques et déterminer le régime à suivre pour la commercialisation de nouveaux produits. Cet organe sera composé de généticiens et de médecins.
    Khadija MASMOUDI

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