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    Le Maroc vise un demi-million de touristes espagnols

    Par L'Economiste | Edition N°:1682 Le 13/01/2004 | Partager

    . Le Royaume en reçoit actuellement près de 200.000 . L'ONMT et les opérateurs se préparent pour le FITUR, salon professionnel du tourisme. Il se déroulera à Madrid du 28 janvier au 2 février 2004Les Espagnols voyagent peu à l'étranger. Sur les 40 millions de voyages réalisés, seuls quatre millions sont effectués en dehors des frontières ibériques, principalement en France, première destination en termes de flux ces dernières années. Une opportunité à exploiter du côté marocain, surtout que la destination ibérique figure parmi les chantiers prioritaires de l'ONMT. A quelques jours de la tenue du FITUR, salon professionnel du tourisme qui se tient à Madrid du 28 au 2 février 2004, institutionnels et opérateurs privés se sont réunis à Casablanca, vendredi 9 janvier, pour un séminaire d'information, organisé à l'initiative de l'ONMT, sur le marché espagnol et ses perspectives. La péninsule ibérique figure parmi les marchés prioritaires. Elle a été sélectionnée, dans le cadre de la stratégie de promotion, avec la France, l'Italie, la Grande-Bretagne et l'Allemagne pour constituer “les marchés sur lesquels les efforts de développement seront concentrés”. Il faut rappeler qu'une des logiques de la stratégie a consisté, faute de moyens financiers disponibles suffisants, à concentrer les efforts sur des marchés-clés au lieu d'“élargir l'éventail des destinations partenaires”. La position géographique de l'Espagne représente un atout de taille pour en faire un partenaire privilégié. Elle offre de surcroît un fort potentiel puisqu'elle reçoit chaque année plus de 50 millions de touristes du monde entier. “Le Maroc aurait beaucoup à gagner à mener des campagnes promotionnelles de grande envergure en Espagne, car cela permettrait de toucher non seulement la population ibérique mais aussi et surtout les millions de touristes qui s'y rendent annuellement”, explique un professionnel. Les responsables de l'ONMT partagent cet avis. C'est une des raisons pour lesquelles, côté opérateurs privés, les professionnels sont appelés à “concevoir davantage de produits adaptés à la demande du marché”. “Même si le taux de départ à l'étranger est l'un des plus faibles de l'Union européenne, les perspectives sont intéressantes car l'évolution de la situation macroéconomique augure d'une forte croissance du marché dans les prochaines années” . En 2000, l'Hexagone a attiré 873.156 touristes espagnols. La même année, le Maroc en recevait 232.245; ce qui le place au septième rang des destinations touristiques espagnoles. Il se place à un rang “honorable” puisque les pays avancés comme concurrents en la matière occupent des rangs supérieurs. La Tunisie a reçu à la même période quelque 102.828 Espagnols (dixième rang), la Turquie 69.836 (douzième rang) et l'Egypte près de 103.300 ibériques (neuvième rang). En 2002, les résultats sont encore plus avantageux pour le Maroc. Il a en effet drainé 201.258 touristes en provenance d'Espagne, se plaçant au sixième rang des destinations d'accueil. La France en a attiré 880.802 (premier rang), la Tunisie 790.000 (neuvième rang), la Turquie 88.762 (douzième rang) et l'Egypte 93.000 (dixième rang).Cela signifie-t-il pour autant que ces performances soient appréciables? L'Espagne mérite-t-elle d'être placée en tête des priorités dans la stratégie de promotion touristique nationale, relativement aux potentialités offertes? Le tourisme entre les deux pays n'a pourtant pas toujours été au beau fixe. A l'image de leurs relations, il a connu des “hauts et des bas”. Aux événements du 11 septembre 2001, dont les effets ont été catastrophiques sur l'industrie du voyage à travers le monde et la pression sur les prix de la part des concurrents, il faut ajouter des problèmes spécifiquement maroco-espagnols. Les plus significatifs auront été l'absence d'un ambassadeur marocain en Espagne, le différend concernant l'ilôt Leïla et les récurrentes “crises” liées à l'émigration clandestine et les problèmes agricoles. Intimement liée aux événements politiques, l'image du Maroc est directement ternie par de tels événements. Les perspectives restent toutefois prometteuses. L'offre supplémentaire en vols aériens de Globalia et RAM sont des facteurs positifs de développement. La conception de packages par voie maritime sera aussi une offre adaptée à la demande ibérique: courts séjours, de préférence culturels, avec une animation pour les moins de 45 ans qui sont nombreux à voyager. Il n'y aurait dans ce cas de figure “aucune raison de ne pas atteindre les objectifs d'un demi-million d'arrivées”, estime Fathia Bennis, DG de l'ONMT. A condition bien sûr, qu'aucun autre événement ne surgisse.Amale DAOUD

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