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Economie

Le Maroc trop discret en Italie et réciproquementEntretien avec Enrico Letta, ministre italien de l'Industrie, du Commerce, de l'Artisanat et du Commerce Extérieur

Par L'Economiste | Edition N°:959 Le 16/02/2001 | Partager

. L'Italie n'est pas très satisfaite de sa position au Maroc. Elle ne compte pas rester en dehors des courants de privatisation. Le Maroc demeure connu surtout par le tourisme, il faut faire preuve de plus d'agressivité M. Enrico Letta était en visite officielle au Maroc dans le cadre de la première conférence de partenariat industriel maroco-italien- L'Economiste: Le Maroc a enclenché un processus de démantèlement dans le cadre de l'accord d'association avec l'Union Européenne, comptez-vous profiter de cette ouverture? - M. Enrico Letta: Nous voyons cet élan que veut donner le Maroc à la présence d'investissements étrangers d'une façon positive. Tout comme nous ne sommes pas satisfaits de la position italienne au Maroc trop discrète par rapport à notre présence dans les autres pays du Maghreb. A cela s'ajoute le fait qu'au Maroc, il s'agit d'une présence assez particulière puisqu'elle est liée aux grands groupes; or, le tissu économique italien est composé en majorité de PME/PMI. Nous espérons changer cela à travers des initiatives comme ces différents workshop. - Y a-t-il des secteurs de prédilection plus captifs?- Oui, il y a l'environnement, l'industrie du froid ou du cuir. Mais, il y a également le tourisme où l'Italie est déjà présente et peut être plus agressive. Il y a aussi la machinerie où le know-how est plus marqué.- Les deux pays sont très proches par leurs habitudes culturelles. Pourtant, les entrepreneurs italiens connaissent très peu le Maroc. Pourquoi?- La raison est simple. Elle est liée à un déficit de communication. Le Maroc reste surtout connu en Italie par le tourisme. Les autres activités restent plutôt méconnues. Il faut en conséquence une plus grande agressivité marketing des Marocains. Les pouvoirs publics doivent vendre le Maroc pour attirer les investisseurs.- Historiquement, l'un des plus gros investissements italiens se situe dans le secteur pétrolier à travers La Samir. Le Maroc a accentué ses recherches ces dernières années et l'Italie reste en marge. Y a-t-il un désintérêt?- Non, le secteur énergétique nous intéresse beaucoup et nous y regardons de près.- L'Italie a refusé de soumissionner à l'appel d'offres lancé par Maroc Telecom. Le pays compte-t-il continuer à bouder les privatisations, surtout avec la future cession de la Somaca?- Non, l'Italie ne boude pas le Maroc. Le refus de soumissionner à l'appel d'offres de Maroc Telecom s'explique simplement par le fait que l'Italie s'était engagée dans les licences UMTS. Mais, ce n'est pas tout, c'est également une question de prix. Ceci dit, nous ne comptons pas rester en dehors des courants de privatisation.Propos recueillis par Fatima MOSSADEQ

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