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    Economie

    Le Maroc, plate-forme pour «conquérir» l’Afrique

    Par L'Economiste | Edition N°:2119 Le 29/09/2005 | Partager

    . Un forum économique en 2006 réunira à Marrakech, investisseurs arabes et américainsNajib Tayara est un homme d’affaires d’origine syrienne installé depuis plusieurs années aux USA. Il préside aujourd’hui aux destinées de la jeune Chambre de commerce arabe (The Americas Arab Chamber of commerce), créée au lendemain du 11 septembre. Son objectif, faire connaître le monde arabe des affaires et son potentiel aux entreprises américaines. La Chambre organise un forum économique en 2006 à Marrakech pour réunir les investisseurs des deux Amériques et ceux du monde arabe. - L’Economiste: Décidément, le Maroc, et Marrakech particulièrement, est bien à la mode chez les Américains. Après la conférence de l’Opic, la même ville devra accueillir un forum économique entre Arabes et Américains. De quoi s’agit-il et pourquoi cet intérêt si soudain? - Najib Tayara: C’est un forum que nous organisons en partenariat avec la Chambre de commerce de Marrakech et ce, dans le but d’améliorer les relations économiques entre d’une part les deux Amériques et le monde arabe. Il aura des impacts directs: faire du Maroc un espace de rencontre pour ces régions. En parallèle, son objectif est d’accélérer l’approche de partenariat entre les investisseurs des deux côtés. Toujours dans ce contexte, nous prévoyons également d’autres types de forum pour, à l’instar de celui de Doha «Gateways Of the world», réunir les principales villes dans le monde, leurs maires, leurs investisseurs et leurs instances administratives. Une première. Pour en revenir au regain d’intérêt dont vous parlez, je dirai tout simplement qu’il est dicté par le principe de l’ouverture des économies à d’autres. C’est la mondialisation. - On l’a compris, le monde des affaires américain s’intéresse à l’Afrique du Nord, particulièrement à 6 pays du Maghreb. Certains y voient plutôt un intérêt politique… - A mon avis, c’est un intérêt purement économique. Pour les entrepreneurs américains, le Maghreb et l’Egypte pourraient devenir une plate-forme pour aller vers l’ensemble de l’Afrique, mais aussi l’Europe. Vous savez, les USA ont cru pendant longtemps qu’ils pouvaient vivre seuls en tant que puissance économique. Cette vision s’est effritée parce qu’elle a tout simplement échoué. Aujourd’hui, mondialisation oblige, le nouveau concept impose que pour survivre, toute économie a besoin d’être ouverte. Et l’Afrique du Nord présente de sérieuses opportunités. - Quel est le pays le plus intéressant pour les entrepreneurs américains? - La région de manière générale sans aucun doute. Aux yeux des Américains, il n’existe pas d’obstacles frontaliers en Afrique du Nord. Pour eux, ce qui compte ce sont ces gisements d’affaires dans l’ensemble des pays. Ce qui existe par exemple au Maroc, n’existe pas forcément en Tunisie et vice versa. Au risque de me répéter, c’est la plate-forme pour l’Afrique qui les intéresse davantage. Au total, l’on peut dénombrer une centaine de multinationales américaines déjà présentes dans plusieurs pays arabes. Les nouveaux entrants adopteront à mon avis la même démarche. Elles n’iront pas vers un seul pays, mais vers l’ensemble des pays. - Qu’est-ce qui a motivé la création d’une Chambre de Commerce arabe en Floride? Est-ce pour soutenir les capitaux arabes investis aux USA? - Au contraire, ce qui nous intéresse, c’est plutôt le transfert de l’expertise et la technologie vers les entreprises du monde arabe. En second lieu, encourager l’export des produits arabes vers les USA. Il faut savoir que la Chambre qui, au passage, est celle des deux Amériques, a été créée au lendemain des tristes évènements du 11 septembre. Nous avions identifié plusieurs objectifs ciblant le monde des affaires. D’abord, une meilleure compréhension du Monde arabe et de sa culture entrepreneuriale. Garder le contact au sein du monde de l’entreprise et développer les relations commerciales entre les deux Amériques et les investisseurs arabes, toutes nationalités confondues. Propos recueillis par Badra BERRISSOULE

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