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Culture

Le Maroc dans le monde d’aujourd’hui
Par Mohammed Benmoussa(*)

Par L'Economiste | Edition N°:2653 Le 16/11/2007 | Partager

L’image d’un pays compte autant que la réalité de ses fondamentaux, sinon davantage. A l’heure de la globalisation des économies où les marchandises, les capitaux et, dans une moindre mesure, les personnes circulent librement et massivement, où l’information transite en temps réel d’un coin à l’autre de la planète sur un simple clic, où les opinions publiques se font et se défont au gré des images médiatiques, la perception d’un Etat, en particulier par les dirigeants du monde, conditionne son positionnement dans le concert des nations. Les performances économiques d’un pays, son poids géostratégique et son rayonnement culturel fondent cette perception. Le crédit médiatique accordé à ses dirigeants politiques, la puissance financière de ses opérateurs économiques ainsi que l’aura de ses intellectuels et leaders d’opinion, y concourent aussi. De tous ces intervenants directs et indirects dans la politique de relations publiques d’une nation, de tous ces faiseurs de prestige international, les diplomates, au premier rang desquels se trouvent le chef de l’Etat et le chef de gouvernement, représentent la pièce maîtresse du dispositif.La diplomatie marocaine nourrit aujourd’hui des débats et suscite des critiques à peine voilées. Des inquiétudes s’expriment par rapport à la question cruciale de la place du Maroc dans le monde. Elles sont amplifiées par les évolutions à soubresauts de l’affaire du Sahara et les relations difficiles de voisinage avec deux pays riverains du Royaume. La perception d’un recul mêlée à une certaine nostalgie de la grandeur d’antan constituent le sentiment général. Cette appréciation est-elle pour autant fondée? La perception du positionnement du Maroc par ses propres élites et par l’opinion publique internationale reflète-t-elle une réalité amère ou incarne-t-elle seulement un amalgame sans intérêt de relents passéistes et de ressentiments individuels? A l’orée du XXIe siècle et à l’approche d’une décennie de nouveau règne, le Maroc a incontestablement enregistré des avancées notables sur les plans politique, économique et social. Sous peine de verser dans la mauvaise foi, nul ne peut contester, au Maroc comme à l’étranger, les ouvertures réalisées en matière de démocratie politique et de liberté de la presse. Même si elles demeurent toujours inachevées et incapables d’améliorer le classement international du Maroc (64e en 2007 au niveau de l’indice de compétitivité publié par le Forum économique mondial et 123e en 2006 en termes d’indice de développement humain établi par le Programme des Nations unies pour le développement -PNUD-, à comparer au 32e et 87e rang respectivement occupé par la Tunisie ), les réformes économiques mises en œuvre se sont inscrites en accord avec les intérêts du pays et en harmonie avec les exigences de la mondialisation. En attestent à titre d’exemple la réduction drastique du périmètre des activités de caractère monopolistique, la déréglementation des filières protégées, la suppression progressive du monopole de l’Etat dans les activités marchandes, la privatisation des entreprises publiques, le décloisonnement et la désintermédiation du système bancaire ainsi que le développement du marché financier. Mais sans réduire de l’importance de ces avancées, celles-ci ne sauraient occulter les handicaps structurels qui pèsent toujours sur le Maroc et desservent ses intérêts dans la compétition mondiale. Force est de reconnaître que les politiques publiques appliquées jusqu’à présent ont montré leur impuissance à surmonter ces contraintes, qui puisent leur source dans deux domaines majeurs de la gouvernance de l’Etat : la politique économique et la diplomatie. . Politique économique peu ambitieuse La première source de difficultés pour le Royaume réside dans le peu d’ambition de sa politique économique. Faiblement créatrice de richesses et totalement non redistributive des revenus et des actifs, la politique économique marocaine reste jusqu’à présent obnubilée par le dogme comptable du déficit budgétaire. Elle demeure, de surcroît, emprisonnée dans la double incapacité de porter le taux de croissance annuelle au-delà du modeste seuil de 3 à 5% d’une part, et de faire partager les fruits de la croissance au plus grand nombre possible de citoyens d’autre part. Les classes moyennes sont laminées par la perte de leur pouvoir d’achat et le poids grandissant des prélèvements fiscaux et sociaux. Distanciant ainsi encore plus gravement le lien social et creusant davantage le fossé avec une petite minorité de champions nationaux des hauts revenus, des patrimoines démesurés, des spéculations immobilières et boursières, des trésoreries bancaires oisives, des enrichissements sans cause, des délits d’initiés, des évasions et fraudes fiscales… . Diplomatie défensive et multipolaire Le second handicap structurel pour le Maroc, c’est celui de sa diplomatie, du choix d’une diplomatie défensive et multipolaire plus précisément. Au moment où le président algérien est régulièrement invité aux sommets du G8 et où son pays suscite toutes les convoitises fort de sa manne pétrolière et gazière, l’affaire du Sahara a durablement installé les diplomates marocains, le plus souvent peu connus dans leurs pays hôtes respectifs et particulièrement rétifs à toute prise d’initiative, dans une posture défensive. Conséquence directe de cette attitude: la voix du Maroc porte de moins en moins sur les grands dossiers de politique internationale, du conflit du Proche-Orient à la guerre en Afghanistan, en passant par les évènements tragiques en Irak ou le génocide du Darfour. Et sur un autre registre, de la réforme de l’Organisation des Nations unies au protocole de Kyoto en passant par l’Organisation mondiale du commerce ou l’Union euro-méditerranéenne.Donner une nouvelle dimension à la politique économique du Royaume et muscler sa diplomatie doivent être au cœur des priorités du gouvernement El Fassi. Cette stratégie politique est de nature à rendre le Maroc encore plus fort et plus serein à l’intérieur de ses frontières comme à l’extérieur, pour affronter la multitude de risques et relever l’immensité des enjeux auxquels est confrontée toute nation désireuse de ne pas être cantonnée au statut de pion sur l’échiquier international.


Une multipolarité décevante

La politique étrangère marocaine se caractérise, en outre, par une certaine multipolarité opportuniste qui tente, en réalité sans grande efficacité, de créer simultanément des liens stratégiques avec plusieurs pôles de puissance ou d’influence: accords de libre-échange et coopération sécuritaire avec les Etats-Unis, accords de libre-échange avec l’Union européenne et les cinq pays arabes signataires des accords d’Agadir, inflation de conventions commerciales avec la Chine, l’Inde, le Brésil, etc.Les résultats de cette stratégie multipolaire sont pour le moins en deçà des attentes. Les USA ne se sont jamais alignés de façon inconditionnelle sur les positions marocaines dans le dossier du Sahara tandis que leur propension à régenter les affaires intérieures du pays devient plus que visible. La demande d’adhésion du Maroc à l’UE déposée officiellement en 1984 est restée lettre morte depuis cette date. La contribution du Royaume à l’édification d’un espace euro-méditerranéen demeure très symbolique et la volonté du président Sarkozy de donner une nouvelle impulsion au processus de Barcelone restera vraisemblablement un vœu pieux malgré sa fougue et son enthousiasme. Les différents accords commerciaux précités ont, pour leur part, très faiblement modifié tant la taille que la structure de la balance commerciale marocaine qui voit son taux de couverture se dégrader dangereusement d’année en année sans que les gouvernements successifs n’en soient interpellés, encore moins sanctionnés. -----------------------------------------------------------------(*) Ancien banquier, chef d’entreprise.

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