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    Economie

    Le Maroc a besoin d’un ministère des Sports!

    Par L'Economiste | Edition N°:2425 Le 19/12/2006 | Partager

    . Personne pour défendre un budget «sportif» au Parlement. Besoin urgent de répertorier les infrastructures sportives du paysLe Maroc a besoin d’un ministère des Sports. C’est l’élément le plus marquant qui s’est dégagé du 2e Forum Sport et Tourisme, qui s’est tenu jeudi dernier, à Casablanca.En effet, tant qu’il n’y aura personne pour défendre et faire valoir un budget dédié aux sports devant le Parlement, le Maroc risque de ne pas pouvoir s’en servir réellement en tant que levier pour le tourisme. Le directeur du tournoi Trophée Hassan-II de Golf, Majid Bennis, a rappelé que les évènements sportifs d’envergure coûtent extrêmement cher. «Il faut en moyenne entre six et huit millions de dollars», soutient-il. Le Trophée Hassan-II, par exemple, représente un budget de quatre millions de dollars. «Bien sûr, les sponsors et les autres ministères nous donnent un coup de main. Mais la partie la plus importante est financée par Dubaï », poursuit-il.Selon Belaïd Bouimid, président de l’Union des journalistes sportifs africains, le Maroc n’est pas conscient de l’importance du sport dans son développement. « Il n’existe pas de culture du sport. Les partis politiques n’intègrent presque jamais cet aspect dans leurs programmes. La classe politique souffre de sportiphobie», dénonce-t-il. Actuellement, personne ne dispose d’une carte sportive exacte. « Nous ignorons combien de stades de football compte le pays, alors imaginez pour les autres infrastructures », déplore-il Bouimid.Aussi présent, l’athlète Lahcen Ahansal a rappelé l’énorme potentiel que possède un évènement comme le Marathon de Marrakech. Malheureusement, «c’est la mauvaise organisation qui en freine l’évolution», explique-t-il. «Lorsque les derniers arrivent, il n’y a plus d’eau et de ravitaillement pour eux. Parfois même, la circulation automobile est rétablie sur le circuit avant la fin de la course », raconte Ahansal. Lui-même organisateur du Marathon de Zagora, l’athlète n’a pas manqué de rappeler qu’un des avantages du sport est d’amener les touristes à sortir des grands centres pour visiter les régions plus éloignées.L’Association régionale des agences de voyage (AVC), organisatrice du forum, avait également invité le joueur de rugby Abdelatif Benazzi, à témoigner de son expérience originale dans la promotion du sport dans l’Oriental. L’an dernier, l’équipe de joueurs professionnels de Clermont-Ferrand est venue passer plusieurs jours à Oujda. «Ils avaient besoin de se reposer, de changer de climat et de s’entraîner», relate Benazzi. «Le Maroc jouit d’un climat propice à ce genre d’activités, car les équipes européennes sont aux prises avec la rudesse de l’hiver», précise-t-il. Le Maroc disposerait donc d’une multitude de ressources inexploitées. «On peut tout faire ici. Plongée sous-marine, surf, golf, sports de montagne, cyclisme, tennis, etc.», soutient Fouad Gholabzouri, du ministère du Tourisme. Reste à savoir de quelle manière les intervenants du secteur et du gouvernement décideront de gérer la situation. « Il faut bouger rapidement le nombre de nuitées pour touristes venus faire du parachute a diminué de 50% par rapport à l’an dernier», prévient Gholabzouri.Marie-Hélène GIGUÈRE

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