×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Société

    Le mariage, une filiation territoriale du Sahara

    Par L'Economiste | Edition N°:2643 Le 01/11/2007 | Partager

    . Près de 30.000 actes adoulairs décortiqués «Sans le Sahara, l’histoire du Maroc est incompréhensible. Sans le Maroc, le Sahara n’est que désert», peut-on lire dans le dernier ouvrage du professeur Mohamed Cherkaoui. Il a pour titre «Le Sahara, liens sociaux et enjeux géostratégiques» (prix 170 DH), publié aux éditions The Bardwell Press. La principale particularité de l’ouvrage est d’avoir recouru à une enquête sur le mariage au Sahara. Près de 30.000 actes adoulairs ont été épluchés, datant de 1960 à 2007. Ce qui équivaut à «un camion de documents», observe le sociologue. L’idée est de démontrer si, oui ou non, les familles sahraouies sont endogames. Une pratique qui consiste à se marier uniquement avec les membres de sa tribu. Certains anthropologues l’ont qualifiée de «mariage préférentiel». La grande tribu des Rgibat en est un exemple. Le but est d’établir, à partir de ces actes, qu’il «existait bel et bien un lien social entre les Sahraouis et les autres Marocains», précise le professeur Cherkaoui. Il a tenu à démarquer trois zones dans sa démarche: «le Sahara Occidental, les régions sahariennes du sud marocain et les autres régions du pays». Les résultats sont sans équivoque. «Les Sahraouis, toutes régions confondues, se sont mariés avec le reste de la population marocaine». Cette mixité sociale confirme l’idée d’une filiation territoriale historique. Certains observateurs, présents à la signature de l’essai à Casablanca, le 29 octobre, ont conforté cette conclusion en ayant recours à l’histoire. «Les sultans ont souvent pactisé avec les tribus sahraouies en se mariant avec leurs filles». Le mariage est à la fois une alliance matrimoniale et politique. «L’intégration ethnique ne s’arrête pas aux années soixante. Elle remonte à l’époque où les peuplades du Nord fuyaient les envahisseurs carthaginois et romains», souligne Mohamed Boughdadi, ex-colonel des FAR et auteur de huit ouvrages sur le Sahara. Il est vrai que l’essai survole cet aspect, car il «s’adresse surtout aux étrangers intéressés par un argumentaire qui n’est pas forcément historique», avance le professeur Cherkaoui.Faiçal FAQUIHI

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc