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    Economie

    Le marché peine à retrouver son dynamisme

    Par L'Economiste | Edition N°:646 Le 25/11/1999 | Partager

    · Les industriels jugent la conjoncture très décevante

    · La mesure relative à l'augmentation de prix pour les classes de médicaments dites déficitaires n'est
    toujours pas entrée en vigueur


    Après un premier semestre bien terne, l'industrie pharmaceutique ne s'attend pas à un revirement de tendance pour les troisième et quatrième trimestres. Selon des informations recueillies auprès du secteur, l'activité devrait enregistrer un recul ou au mieux stagner.
    Pour l'heure, les opérateurs peinent à trouver une explication logique. "Nous savons qu'en période de rentrée scolaire, une redistribution du budget intervient au détriment des dépenses de santé. Mais en principe, un rééquilibrage s'opère juste après. Or là, il ne s'est rien produit", résume le directeur d'un laboratoire de la place. Et de souligner que cette conjoncture coïncide avec un contexte de baisse générale des prix.

    Emiettement des parts de marché


    La concurrence effrénée que se livrent les unités sur certaines classes thérapeutiques contribuent fortement à l'émiettement des parts de marché.
    Toujours concernant la baisse des prix, mais sur le registre des consommateurs, l'on soulignera que la Loi de Finances 1999/2000 avait introduit l'annulation de la TVA pour certaines classes thérapeutiques destinées aux maladies chroniques. Près de 400 produits avaient été touchés.
    Un autre facteur conforte aujourd'hui les industriels dans leur inquiétude. La mesure promise par le gouvernement et relative à l'augmentation de prix n'est toujours pas entrée en vigueur. Il semble qu'il va y a avoir des divergences autour de ses modalités d'application.
    Pour sauver certaines classes de médicaments dits déficitaires, le Ministère de la Santé Publique (MSP) avait en effet autorisé une hausse de prix de 1%, appliquée en deux tranches (deux fois 0,5%), une disposition que plusieurs opérateurs avaient d'ail- leurs qualifié de très timide (compte tenu du taux d'inflation, des taux de change, des investissements et du coût des intrants, le secteur tablait sur une hausse d'au moins 3%). La première hausse de 0,5% devait en principe intervenir au mois de septembre dernier. Près de 150 médicaments étaient ciblés.

    L'effet de modulation


    En pratique, les laboratoires estimaient qu'il fallait répartir une cagnotte, qu'ils auraient calculé en multipliant le taux de hausse par le chiffre d'affaires, sur l'ensemble des produits déficitaires. C'est l'effet de modulation.
    Le MSP considère au contraire que l'impact est différent selon que l'on cible directement les médicaments déficitaires ou que l'on fait appel à l'effet de modulation. Auprès du Ministère, l'on indique que le projet doit revenir en nouvelle lecture d'ici peu. Cette affaire suscite moults commentaires chez les industriels. En particulier, ceux qui estiment que la vérité des prix est loin de jouer dans le domaine pharmaceutique, en dépit des promesses des autorités d'y remédier progressivement.
    "L'existence d'un contrôle des prix des médicaments peut se justifier en théorie. Encore faut-il que cette intervention soit judicieuse et qu'elle n'entraîne pas de distorsions encore plus grave", souligne un opérateur.

    Mohamed BENABID

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