×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Courrier des Lecteurs

    Le marché des changes enfin opérationnel

    Par L'Economiste | Edition N°:232 Le 30/05/1996 | Partager


    Le marché des changes démarre le 3 juin. Globalement, les banques se disent prêtes. Mais, selon toute vraisemblance, elles vont, dans un premier temps, faire preuve de beaucoup de prudence. Leur capacité à gérer correctement leurs positions de change ne pourra donc pas être appréciée dès le départ.


    Cette fois sera la bonne. Plus que quatre jours et le marché des changes sera opérationnel. Les banques se disent maintenant prêtes "à affronter cette nouvelle donne", selon l'expression d'un banquier. Certaines d'entre elles l'étaient déjà pour le 2 mai.
    Selon toute vraisemblance, explique un banquier, les établissements agréés vont faire preuve de prudence les premiers jours, voire les premières semaines. "Elles se limiteront dans un premier temps, dit-il, à couvrir les besoins de leurs clients et à prendre de toutes petites positions". Leur capacité à gérer correctement leurs positions de change ne pourra donc pas être appréciée dès le départ.
    Initialement prévue pour le 2 mai, l'ouverture du marché des changes a été reportée au 3 juin à la demande des banques.
    Suite à la publication des circulaires de Bank Al-Maghrib et de l'Office des Changes, la plupart d'entre elles avaient en effet demandé, lors d'une réunion au GPBM le 10 avril dernier, que le démarrage du marché soit reporté à octobre prochain. Après un vif débat, une commission de banquiers avait été constituée pour saisir la Banque centrale en vue d'étudier ce report et de lui soumettre ses remarques sur les circulaires. Finalement, la commission n'a pu obtenir qu'un ajournement d'un mois.
    Ce délai supplémentaire devait permettre aux banques de se familiariser avec ces circulaires. Pourtant, dès l'annonce de l'ouverture du marché pour le 2 mai, la plupart d'entre elles avaient soutenu qu'il leur fallait au moins deux mois pour mettre en place les termes des circulaires et tester leurs procédures de contrôle interne.
    En tout cas, ce report aura été utile pour les banques qui n'avaient pas fini d'équiper leur salle de marché (Reuters, dealing, SWIFT, Fax, téléphonie, enregistreurs de conversations...).
    Outre la date d'ouverture du marché, il est à rappeler que les banquiers avaient particulièrement dénoncé le prélèvement au profit du Trésor d'une commission de 0,2% sur les opérations d'achat et de vente de devises à la clientèle. "Etant donné que les banques sont assujetties à l'impôt sur les bénéfices réalisés sur les opérations de change, il ne doit pas y avoir de prélèvement d'une commission sur ces opérations", avait fait remarquer un responsable.
    Comme déjà annoncé dans de précédentes éditions de L'Economiste, le marché des changes est domestique. Cela signifie que les banques ne sont pas autorisées à opérer avec les intermédiaires étrangers. Les opérations traitées pourront être au comptant ou à terme. Les opérations à terme pour le compte de la clientèle doivent être adossées à des transactions commerciales (importations, exportations) ou à des emprunts et prêts en devises. De plus, les achats de devises à terme ne peuvent avoir une échéance supérieure à 90 jours pour les transactions commerciales et à un an pour la couverture des prêts et emprunts extérieurs.
    Les opérations de swaps sont également permises.
    Il est à rappeler aussi que les intermédiaires agréés peuvent détenir des positions globales ou par devises à hauteur respectivement de 20 et 7% maximum de leurs fonds propres nets. La position de change représente la différence entre la somme des avoirs et la somme des engagements libellés dans une même devise. Les positions de change prennent en compte les éléments d'actif et de passif libellés en devises étrangères, y compris les avoirs en billets de banques étrangers, travellers chèques et lettres de crédit et les intérêts courus à payer et à recevoir en devises, et les opérations de change au comptant et à terme inscrites en hors bilan. Les éléments dont le risque de change est supporté par l'Etat et les dotations des succursales à l'étranger sont exclus.

    Hakima EL MARIKY

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc