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    Economie

    Le loyer de l’argent devient plus cher

    Par L'Economiste | Edition N°:2868 Le 25/09/2008 | Partager

    . Le taux directeur passe de 3,25 à 3,50%. Fortes pressions sur les prixCELA devait arriver. Après de multiples appels à la vigilance concernant la frénésie d’octroi de crédits, notamment ceux alloués à l’immobilier, le conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a finalement décidé d’augmenter le taux directeur lors de sa dernière réunion trimestrielle du 23 septembre. Celui-ci passe donc de 3,25 à 3,50%. Cette décision aura un effet indirect sur les crédits accordés par les banques. Le taux auquel ces dernières empruntent à la banque centrale est répercuté sur les taux d’intérêt des crédits octroyés aux particuliers. BAM estime cette mesure nécessaire «afin de préserver le pouvoir d’achat et de maintenir les conditions nécessaires à une croissance viable». Cette augmentation du loyer de l’argent n’a cependant pas pour seule cause l’engouement des ménages marocains pour le crédit. Depuis plusieurs mois déjà (cf. www.leconomiste.com), la banque centrale avait attiré l’attention sur les dommages collatéraux pouvant résulter de la conjoncture mondiale. Les risques entourant la prévision centrale continuent d’ailleurs d’être orientés à la hausse pour les prochains trimestres. En cause, l’évolution des prix des hydrocarbures ainsi que ceux des matières premières. Selon un communiqué de BAM, «les données et analyses disponibles laissent également apparaître une poursuite de la diffusion de la hausse des prix des biens échangeables vers les biens non échangeables (…). Les pressions sur les prix sont encore plus perceptibles au niveau des prix à la production industrielle».Selon la banque centrale, une telle situation n’est pas sans répercussions sur le plan interne, notamment sur le système de compensation. Pour rappel, BAM avait déjà émis des mises en garde contre le gel du système d’indexation des prix. La tendance de prolifération rapide des crédits ainsi que les développements des tensions liées au marché du travail pourraient accentuer les risques entourant la prévision centrale. Celle-ci est passée à un rythme de progression légèrement inférieur à 4%. En outre, l’inflation en glissement annuel s’est établie à 4,8% en août 2008, tandis que l’inflation sous-jacente s’est arrêtée à 4,4%.La revue à la hausse du taux directeur est-elle pour autant un signal d’alarme de la part de BAM? Les fondamentaux macro-économiques du Royaume demeurent solides, et tendent vers une reprise de l’activité économique, malgré le ralentissement de la croissance mondiale. Cette tendance a d’ailleurs été confirmée par le dernier rapport du FMI sur la politique économique marocaine. Ce qui n’empêchera pas le conseil de BAM de rester «très vigilant quant à l’évolution de l’inflation et des facteurs de risque au cours des prochains mois».A. B.

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