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Le Liban unique perdant

Par L'Economiste | Edition N°:2340 Le 15/08/2006 | Partager

. 15.000 hommes seront déployés dans le Sud-Liban. Olmert, vivement critiqué par les Israéliens. 10 milliards de dollars pour reconstruire le Liban UNE guerre sans vainqueurs ni vaincus... enfin, si, il y a eu des vaincus: un pays entièrement ravagé après un mois de bombardements, ce millier de victimes civils, ces centaines de milliers de refugiés qui reprennent lentement le chemin du retour. Tel est le bilan qui se dresse au lendemain de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu au Liban. Après 34 jours de guerre menée contre Hezbollah, Israël n’a en tout cas pas pu réaliser son principal objectif: éliminer le hezbollah. Ce qui peut être qualifié de revers pour Tsahal risque en tout cas d’avoir des implications importantes dans la région. Première conséquence: à l’échelle d’Israël où le gouvernement d’Olmert aura à se justifier sur la manière avec laquelle il a conduit cette guerre. Le Premier ministre israélien avait déjà vu sa popularité chuter dans les sondages ces derniers jours du fait de l’inflation des pertes israéliennes. Deuxième conséquence: l’avenir du Hezbollah. Après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, les troupes de Nasrallah ont clamé leur victoire. Soutenue par l’Iran, la milice a il est vrai fait preuve d’une résistance inattendue sur laquelle les stratèges militaires vont plancher pendant des années encore. L’exemple même de nouvelles guerres asymétriques. En revanche, le Hezbolah doit composer avec une nouvelle donne qui n’est pas à son avantage: il est désormais sous la loupe des instances internationales. Par conséquent, le cadre juridique international se resserre de plus en plus sur la milice chiite.Parmis les autres questions qui se posent avec acuité celle relative à la capacité du gouvernement libanais à désarmer Hezbollah. Sur ce point précis, les premières failles du cessez-le-feu apparaissent déjà. Dans une interview accordée à la chaîne télévisée américaine CNN, l’ambassadeur du Liban à l’ONU a déclaré que «son gouvernement n’utiliserait pas la force pour désarmer Hezbollah». Les Israéliens attendent aussi de voir comment la Finul renforcée va fonctionner au Sud Liban. Autrement dit, est-ce que cette force parviendra vraiment à empêcher Hezbollah de s’approcher de la frontière libano-israélienne? Au-delà du nombre de morts des deux côtés, la guerre se joue aussi sur le front économique. Le 1er août, la Bourse de Beyrouth avait perdu 4,13% à la clôture de sa première journée d’activité, après deux semaines de fermeture due à l’offensive militaire israélienne au Liban. Après l’arrêt des hostilités, la Bourse est remontée hier lundi. L’action phare Solidere a enregistré une amélioration de près de 5% par rapport à vendredi.L’objectif d’Israël est de paralyser Hezbolah afin qu’il ne soit plus en mesure de payer ses combattants, mais aussi des milliers d’enseignants, personnel médical et employés municipaux qui en dépendent. A rappeler que Hezbollah a mis en place un système d’aide sociale au Liban qui lui a permis de s’implanter durablement au sein de la communauté chiite, qui représente le tiers de la population libanaise. Hezbolah dispose également d’un système hospitalier, d’écoles et de bureaux d’aide sociale. Le parti de Nasrallah a fondé également un très puissant groupe de bâtiment et de travaux publics. Baptisé Jihad Al Bina, ce groupe avait participé à la reconstruction du Liban après la guerre civile et les 18 ans d’occupation israélienne qui ont pris fin en 2000. Aujourd’hui, la majorité des reconstructions du parti dans le Sud Liban et la banlieue sud de Beyrouth ont subi de lourds dégâts au même titre que les bâtiments abritant les associations caritatives liées au Hezbollah. Des experts estiment l’ensemble des besoins pour la reconstruction du Liban à plus de 10 milliards de dollars répartis entre infrastructures, logements, tissu industriel…


Ce que dit la résolution 1701

LA résolution 1701 sur le conflit entre Hezbollah et Israël a été adoptée le vendredi 11 août à l’unanimité par les 15 membres du Conseil de Sécurité. Le texte appelle à une cessation des hostilités et au déploiement au Liban-Sud d’une force de 15.000 hommes sous mandat de l’ONU. En vertu de cette résolution, le Conseil de Sécurité lance un appel en faveur d’une cessation totale des hostilités fondée en particulier «sur la cessation immédiate par Hezbollah de toutes les attaques et la cessation immédiate de toutes les offensives militaires menées par Israël». Juste après le cessez-le-feu, le Conseil de Sécurité demande au gouvernement libanais et à la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban), de déployer leurs forces ensemble dans tout le Sud, et demande au gouvernement israélien, alors que ce déploiement commence, de retirer en parallèle toutes ses forces du Liban-Sud. La résolution de l’ONU insiste sur le fait que le gouvernement libanais étende son autorité à l’ensemble du territoire libanais, conformément aux dispositions des résolutions 1559 (2004) et 1680 (2006), et aux dispositions pertinentes des accords de Taëf, afin d’y exercer intégralement sa souveraineté, de sorte qu’aucune arme ne s’y trouve sans le consentement du gouvernement libanais et qu’aucune autorité ne s’y exerce autre que celle du gouvernement libanais. La résolution 1701 invite la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour prêter son concours financier et humanitaire au peuple libanais, notamment en facilitant le retour en toute sécurité des personnes déplacées et en rouvrant les aéroports et les ports sous l’autorité du gouvernement libanais. Le Conseil de Sécurité demande également une aide à la reconstruction et au développement du Liban.A. R. et J. E. H.


Un mois d’affrontements

- 12 juillet: Attaque du Hezbollah sur la frontière libano-israélienne. Huit soldats israéliens tués et deux capturés. Feu vert israélien à des opérations militaires au Liban. - 13 juillet: Bombardements israéliens contre l’aéroport et le Sud de Beyrouth. Début des tirs quotidiens de roquettes du Hezbollah sur le Nord d’Israël. - 14 juillet: Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, proclame la guerre ouverte contre Israël. Le QG du Hezbollah à Beyrouth bombardé. Un bâtiment de guerre israélien touché par un tir du Hezbolah.- 15 juillet: Raids israéliens à la frontière libano-syrienne.- 19 juillet: 72 civils tués dans des bombardements israéliens. Fouad Sinioura, Premier ministre libanais, réclame un cessez-le-feu immédiat.- 23 juillet: L’armée israélienne contrôle Maroun Al Ras (Sud), bastion du Hezbollah.- 25 Juillet: Quatre observateurs de l’ONU tués à Khiam (Sud) par un raid israélien. - 26 juillet: Echec de la conférence internationale à Rome sur un cessez-le-feu immédiat.- 29 juillet: Annonce d’une marée noire après un raid sur la centrale électrique de Jiyé (Sud).- 30 juillet: Israël bombarde Cana et reconnaîtra une erreur le 3 août. - Condamnations internationales- 3 août: Israël veut qu’une force internationale se déploie au Liban Sud avant de cesser les combats. - 5 août: 250 raids israéliens.- Accord franco-US sur un projet de résolution de l’ONU, rejeté par le Liban.- 6 août: Le liban réclame l’application de son plan de 7 points, dont un cessez-le-feu immédiat. - Tirs de roquettes les plus meurtriers dans le Nord d’Israël: 15 morts.- 7 août: Le Liban est prêt à déployer son armée au Sud dès le retrait des forces israéliennes. Plus de 1.000 morts au Liban depuis le 12 juillet. - 8 août: Israël accueille avec prudence la proposition libanaise, acceptée le 9 par le Hezbollah. - 9 août: Feu vert israélien à l’extension des opération terrestres.- 10 août: Suspension momentanée de la décision israélienne d’étendre ses opérations terrestres au Liban Sud durant les discussions à l’ONU. - 12 août: Le Conseil de Sécurité adopte la résolution 1701 appelant à la cessation des hostilités au Liban. Lancement d’une offensive terrestre israélienne de grande envergure au Liban Sud. Le Liban approuve la résolution.- Le Hezbollah s’engage à cesser tout acte d’ «hostilité».- 13 août: Israël approuve la résolution 1701. Annan annonce l’entrée en vigueur de la cessation des hostilités le 14 août. Plus de 250 roquettes se sont abattues sur Israël.- 14 août: Entrée en vigueur de la cessation d’hostilités entre Israël et le Hezbollah à 5 heures GMT. Des troupes commencent à se retirer du Liban.Synthèse L’Economiste


Le bilan d’une guerre

LA guerre entre Israël et le Hezbollah a causé, depuis le 12 juillet dernier, la mort d’au moins 1.200 personnes au Liban et 151 en Israël, selon un bilan officiel. Au Liban, près de 1.084 civils sont morts ainsi que 40 militaires et gendarmes. Le Hezbollah reconnaît avoir perdu 61 de ses combattants. Son allié chiite Amal a perdu 7 militants et la formation palestinienne prosyrienne FPLP-CG un seul combattant. Quatre observateurs de l’ONU et un membre de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) sont également morts.Au moins 3.700 personnes ont été blessées.Côté israélien, 41 civils ont été tués par les tirs de roquettes du Hezbollah dans le Nord d’Israël et 117 militaires ont péri depuis le début de l’offensive, selon l’armée israélienne.Ce conflit a fait plus de 973.334 déplacés, dont 220.000 ont quitté le Liban, selon la Commission des secours. Ce chiffre comprend les quelque 100.000 étrangers ou binationaux évacués.Un mois après le début du conflit, les pertes matérielles libanaises s’élèveraient à 10 milliards de dollars.La Commission des secours estimait le 10 août qu’avaient été détruites ou endommagées 29 installations vitales: aéroport de Beyrouth, ports, réservoirs d’eau, stations d’épuration, centrales électriques… Près de 630 km de routes, 32 stations-services, 145 ponts et bretelles, 7.000 logements et 900 usines, commerces, fermes et marchés ont été bombardés.Ont également été touchés des relais de télévision, radio et téléphonie, des sites religieux, des permanences du Hezbollah, bureaux et domiciles de cadres du parti chiite, et de nombreuses bases et des équipements militaires.Les villes considérées comme des bastions du Hezbollah, de même que les régions et villages alentour ont été bombardés: Tyr, Bint Jbeil, Khiam, Nabatiyé, Cana, Saïda (Sud), Beyrouth (banlieue chiite), Masnaa, la vallée de la Bekaa, Baalbeck et sa région (Est). Dans le nord, le plateau du Akkar est également visé.Le bombardement de la centrale électrique de Jiyé a provoqué une marée noire sur plus de 140 kilomètres des côtes libanaises, qui s’est étendue aux eaux syriennes.Synthèse L’Economiste

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