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International

Le Liban au cœur des préoccupations diplomatiques

Par L'Economiste | Edition N°:2327 Le 26/07/2006 | Partager

. Une Conférence internationale pour un cessez-le -feu. Le Premier ministre libanais se rend à Rome . Israël déterminé à poursuivre la guerre Le Premier ministre libanais, Fouad Siniora, se rend le 26 juillet à Rome pour assister à la conférence internationale sur le Liban. Alors que nous mettons sous presse, on ignore le moyen par lequel Siniora va se rendre en Italie. Bombardé par les forces israéliennes, l’aéroport de Beyrouth est fermé depuis le lancement le 12 juillet de l’offensive israélienne au Liban. La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice y participera à l’issue de sa mission à Beyrouth et en Israël. Le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan a indiqué, le 24 juillet, qu’il appellerait à un cessez-le-feu et au déploiement d’une force internationale dans le sud du Liban à l’occasion de la réunion. Celle-ci doit également se pencher sur la reconstruction du pays du cèdre dont les infrastructures ont été détruites par l’offensive israélienne lancée à la suite de la capture de deux soldats israéliens par le Hezbollah libanais.Par ailleurs, Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a affirmé, le 25 juillet, que son pays était déterminé à continuer le combat contre le Hezbollah. Et ceci avant d’entamer une rencontre avec la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, sur fond de nouveaux raids meurtriers contre des civils au Liban.L’armée israélienne continue pour le 14e jour consécutif son offensive qui a dévasté le Liban. Celle-ci a entraîné une crise humanitaire grave dans ce pays et poussé des dizaines de milliers d’étrangers à l’exode. Tsahal a déclaré avoir pris le contrôle d’une autre place forte du Hezbollah, Bint Jbeil, au Liban sud. «Nous ne combattons pas le gouvernement libanais ou le peuple libanais. Nous nous battons contre le Hezbollah», a déclaré Olmert. Parallèlement, l’offensive israélienne continue à détruire l’infrastructure du Liban depuis son lancement le 12 juillet après la capture de deux soldats par le Hezbollah à la frontière. Elle a fait 381 morts.Pour Rice, arrivée lundi en Israël après un passage à Beyrouth, «le temps est venu pour un nouveau Proche-Orient pour poser les bases d’une paix durable dans cette région».Par la suite Condolezza Rice doit en outre rencontrer en Cisjordanie le président palestinien Mahmoud Abbas. Alors qu’Israël poursuit son offensive contre la bande de Gaza, lancée fin juin pour retrouver un soldat capturé par des militants armés palestiniens. Plus de 100 Palestiniens ont déjà péri dans cette offensive. Elle a appelé,le 24 juillet, pour la première fois depuis le début du conflit, à un cessez-le-feu urgent. Mais l’a conditionné d’un règlement des causes du conflit et la libération des soldats capturés.«Toute paix va devoir être basée sur des principes durables et non sur des solutions temporaires», a déclaré Rice. Les USA se sont largement isolés de leurs alliés européens et arabes par leur soutien inconditionnel à l’offensive israélienne au Liban et à Gaza. Sur le terrain les combats se font de plus en plus violents. Les troupes terrestres ont pris le contrôle de Bint Jbeil, une autre place forte du Hezbollah au Liban sud après celle de Maroun al-Ras, selon le commandant sur place des opérations israéliennes. La police libanaise n’a pas confirmé ces informations. Mais elle a affirmé que deux colonnes de dix blindés chacune avaient pris position sur deux collines surplombant Bint Jbeil, qui abrite le commandement militaire local de la formation chiite. La progression s’est accompagnée d’accrochages sporadiques.


Un nouveau Proche-Orient!?

La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice a affirmé, le 25 juillet à Jérusalem, que le temps était venu pour «un nouveau Proche-Orient». Cette déclaration est intervenue peu avant une rencontre avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert à la présidence du Conseil. le plan de Rice prévoit le déploiement pendant 60 à 90 jours d’une force internationale, éventuellement dirigée par l’Otan dans une zone tampon au Liban. Cette force aurait ensuite pour mission d’entraîner l’armée libanaise dans le but de désarmer et de contrôler le Hezbollah. Le Premier ministre libanais Fouad Siniora a promis de prendre en considération le plan présenté, le 25 juillet à Beyrouth, par la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice pour mettre fin au conflit entre Israël et le Hezbollah. Mais il a été rejeté par le président du Parlement libanais Nabih Berri, qui sert d’intermédiaire avec le Hezbollah. Le plan ne prévoit pas d’échange de prisonniers. Le Hezbollah réclame la libération de prisonniers arabes détenus en Israël contre celle des deux soldats israéliens qu’il a capturés. . La facture économique des raidsCe sont des dizaines d’usines et ateliers qui ont été touchés dans la Békaa, région frontalière de la Syrie, et ailleurs au Liban. Sans compter les ponts, les routes et les camions détruits par les raids qui ont conduit à une rupture des approvisionnements de matières premières pour ceux qui sont restés debout. D’ailleurs nombre d’entreprises restent fermées, faute aussi de commandes et de personnels dont des centaines ont préféré fuir. «Dans cette situation de crise, nous risquons de ne pas payer les mois prochains l’intégralité de leurs salaires à nos employés», a affirmé avec désolation un chef d’entreprise sous couvert de l’anonymat. Pour le vice-président de l’Association des industriels du Liban, Charles Arbid, «ce sont 75% des industries qui ne fonctionnent plus» à l’heure actuelle. Le secteur industriel emploie environ 125.000 personnes et l’essentiel est aujourd’hui en panne. Pour Charles Arbid, Les raids israéliens semblent obéir à une certaine logique. «Les bombardements ont atteint toute la chaîne de production. Depuis la fabrication du produit jusqu’aux fournisseurs «, a-t-il dit. Dans cette situation de pénurie, l’augmentation du prix des denrées au détail est surtout due au coût des transports, devenus très dangereux par camions, et du fuel. En attendant la fin des hostilités, l’association des industriels a monté un bureau de soutien aux entreprises touchées. L’accent a été mis sur les secteurs prioritaires: les pharmaceutiques, l’agro-alimentaire et le packaging. Mais le plus difficile à évaluer, ce sont les dizaines de petits ateliers de la banlieue sud de Beyrouth qui sont sous les gravats». Synthèse L’Economiste

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