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Courrier des Lecteurs

Le groupe espagnol Aceralia hérite de 8,5% du capital de la Sonasid

Par L'Economiste | Edition N°:647 Le 26/11/1999 | Partager

· Aceralia absorbe Marcial Ucin et le remplace dans le tour de table du sidérurgiste marocain
· De nouvelles perspectives de partenariats industriel et commercial se dessinent


La jeune privatisée cherchait à sécuriser au maximum ses approvisionnements. La voilà servie. Elle fait désormais partie d'un réseau mondial qui lui ouvrira les portes des effets de synergie en plus du transfert de technologies et de savoir-faire. L'un de ses plus importants partenaires étrangers, Marcial Ucin vient de céder l'ensemble de son activité sidérurgique au groupe Aceralia qui l'a entièrement absorbé. Au titre de ce rapprochement qui date du 15 novembre, Aceralia remplace Esteban Orbegozo SA, filiale de Marcial Ucin, dans le tour de table de la Sonasid et devient ainsi actionnaire à hauteur de 8,5% du capital
Il est à noter que la reprise de l'activité de Marcial Ucin par Aceralia le propulse au rang de premier sidérurgiste
espagnol. Sa production en 1998 s'est élevée à près de 7 millions de tonnes d'acier, elle dépssera les 10 millions avec la reprise de Marcial Ucin. Son chiffre d'affaires pour la même période a été de 3 milliards d'Euros (1Euro=10,31158 DH). De plus, le groupe Aceralia est contrôlé par un autre leader, cette fois au niveau mondial, à savoir le groupe Arbed qui pèse 24 millions de tonnes en production annuelle.
Plusieurs perspectives de partenariats industriel et commercial avec le sidérurgiste marocain se dessinent, avec à la clé une plus grande assurance en termes d'approvisionnement. En effet, la forte dépendance de la Sonasid vis-à-vis des cours mondiaux de sa matière première, la billette, reste son principal point faible. Il s'agit en fait d'un semi-produit communément négociable sur le marché international. Pour s'approvisionner, la Sonasid a recours au marché spot, un marché caractérisé par une grande volatilité des prix en plus des problèmes de disponibilité et de délais de livraison.
Pour essayer d'y remédier, la jeune privatisée essaye de développer de plus en plus de partenariats étrangers afin d'optimiser ses coûts et ses délais. C'est dans ce cadre qu'un accord a été signé en juin dernier avec son ex-actionnaire espagnol Marcial Ucin qui lui assurait jusque-là le tiers de ses besoins en billette au meilleur prix. "Tous les engagements pris par Marcial Ucin sont reconduits avec Aceralia", affirme M. Chakib Benmoussa, président-délégué de la Sonasid. Signé pour une période initiale de 18 mois, l'accord en question a de fortes chances d'être élargi à terme. Le groupe Aceralia, héritier des 8,5% de la Sonasid, aura plus de poids au niveau international pour négocier les prix pour la ferraille. De plus, le leader espagnol dispose d'un outil de production performant qui lui permet de réaliser des coûts très concurrentiels. Tout cela ne peut que bénéficier à la Sonasid.

Hanaa FOULANI

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