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    Economie

    Le gouvernement prépare les négociations sociales de demain

    Par L'Economiste | Edition N°:485 Le 14/04/1999 | Partager

    · Quelques dispositions de la Loi de Finances passent dans le dialogue social

    · Celui-ci risque d'être chaud demain vendredi


    Le programme du gouvernement est chargé cette semaine. Il aura fallu que l'équipe Youssoufi tienne deux conseils de gouvernement un lundi dernier et un le mercredi. Elle clôt ainsi les dossiers chauds. Si le Conseil de Gouvernement marathon du 6 avril avait adopté tard dans la soirée le projet de Loi de Finances 1999-2000, il restait encore les projets de décrets accompagnant le texte comme les délégations de pouvoir au Ministère des Finances. Celles-ci doivent habituellement précéder la loi. Ces délégations de pouvoir données au Ministère des Finances concernent la gestion active de la dette, les emprunts extérieur et intérieur
    notamment. Le Conseil de Gouvernement du 14 avril vient d'adopter ces textes d'accompagnement de la Loi de Finances.
    A l'ordre du jour de la réunion ministérielle figurent aussi les derniers arbitrages entre les différents départements. En effet, si l'enveloppe globale budgétaire a été dégagée, il reste encore des retouches, l'ensemble des Ministères s'estimant comme des secteurs prioritaires essayent de gratter encore quelques sous.
    Fait important, le dialogue social devrait donner la teinte finale au projet de Loi de Finances, a déclaré M. Khalid Alioua, porte-parole du gouvernement, dans une conférence de presse après le Conseil.

    Quelques dispositions ont été retirées du texte pour être mises sur la table des négociations vendredi prochain. Il s'agit de venir avec des propositions concrètes. Le mouvement social s'intensifie et les centrales syndicales menacent de durcir le ton. Vraisemblablement, les revendications classiques, selon une source proche du Ministère des Finances, il s'agit d'une révision des seuils de l'exonération en matière d'IGR fixé actuellement à 18.000 DH annuellement du Smig, du statut des fonctionnaires... Pour ces derniers, le dialogue sera difficile dans un contexte de restriction budgétaire. Les dépenses de fonctionnement comprimées déjà à la suite de la circulaire de cadrage n'augmentent que de 3,5%.
    Le Budget est serré, surtout que l'équipe Youssoufi entend se confiner à un déficit n'atteignant pas les 3% du PIB. Elle compte pour cela sur la relance avec à la clé une croissance de l'investissement tant privé que public. M. Alioua n'a pas hésité à le rappeler.
    Autre texte à l'ordre du jour adopté par le Conseil, le projet portant organisation du Ministère des Pêches. Il concerne la pêche en haute mer et avait été réclamé par les professionnels de la pêche hauturière.


    Sit-in des diplômés devant le Parlement


    Plus de 2.000 diplômés chômeurs sont en sit-in juste devant le Parlement avec tentes et popotes L'association nationale des diplômés chômeurs entend ainsi réagir. Lors de la conférence de presse après la tenue du Conseil, M. Khalid Alioua a tenu à préciser que si les mouvements sociaux font partie de la démocratie, ils doivent être respectueux des principes légaux et surtout ne pas porter atteinte à la sûreté de l'Etat et à l'ordre public. Une manière de mettre en garde ces diplômés contre d'éventuels débordements.

    Fatima MOSSADEQ
    & Nadia LAMLILI

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