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    Economie

    Le gouvernement et la majorité se serrent les coudes

    Par L'Economiste | Edition N°:464 Le 16/03/1999 | Partager

    · La coordination entre la majorité et le gouvernement doit s'opérer à quatre niveaux
    · Passer par le Parlement pour accélérer le rythme


    Tout le ghota de la majorité a fait le déplacement au Centre National des Sports Moulay Rachid dans la forêt de la Maâmoura à l'exception de M. Abbas El Fassi, secrétaire général du Parti de l'Istiqlal qui s'est fait remplacé par M. Abdelhak Tazi (Cf notre édition d'hier). Objectif de cette première réunion au sommet est de serrer les rangs pour mieux affronter les épreuves à venir. La principale d'entre elles est incontestablement la préparation de La loi de Finances, suivie du Plan quinquennal. En d'autres termes, il s'agit de relever le défi de la coordination entre les différents partenaires composant la majorité. M. Abderrahman Youssoufi, Premier ministre, a constaté la formation d'un bloc politique dont l'acte de naissance a été établi le jour de l'élection de M. Abdelouahed Radi au perchoir. Pour cela, la cohésion est vitale. Dans son discours d'ouverture de cette journée de réflexion, M. Youssoufi a dit en substance: "La coordination devient complexe au sein de la majorité en raison notamment du bicaméralisme. Elle doit être assurée à quatre niveaux: entre le gouvernement et les sept partis de la majorité, entre chaque parti et son groupe au sein de la Chambre des Représentants et celle des Conseillers. La dernière coordination doit s'opérer entre les groupes parlementaires des deux Chambres.
    La tâche est d'autant plus difficile que la coordination doit s'étendre aux partis soutenant le gouvernement sans y participer (OADP et Parti de la Justice et du Développement).
    La presse partisane n'est pas en reste. La décision est prise pour réunir l'ensemble des rédacteurs en chef des journaux édités par les partis de la majorité. Il s'agit d'étudier les raisons de la faiblesse de leurs publications. Visiblement, la tendance va à l'émergence de deux blocs politiques qui devront alterner naturellement au gouvernement.
    Les débats ont également porté sur la nécessité de concevoir un projet de budget portant la marque indélébile du changement. "L'année dernière, on s'est contenté d'une Loi de Finances de transition, car pressés par le temps. Cette fois-ci, nous voulons un projet que nous défendront avec conviction", a lancé l'un d'entre eux. Cette journée a surtout permis de mettre à plat des problèmes qui ralentissent l'action du gouvernement. Les critiques ont porté sur le Secrétariat Général du Gouvernement, responsable, selon eux, de cette lenteur. Afin de contourner cet obstacle et accélérer le rythme de travail, un député a proposé que le gouvernement passe par le Parlement avec des propositions de loi.
    Autre déballage: un député a stigmatisé le gouvernement dont des membres rechignent à recevoir les élus. Sur ce point, le Premier ministre a annoncé avoir signé une circulaire demandant aux ministres d'ouvrir les portes aux députés. S'ils ne l'appliquent pas, M. Youssoufi a conseillé de s'adresser au ministre chargé des Relations avec le Parlement.
    Un député a invité le Premier ministre à venir fréquemment au Parlement.


    Le gratin politique en séminaire


    Ce samedi 13 mars, le Centre National des Sports Moulay Rachid à Rabat affichait une allure inhabituelle. Les pluies avaient tout nettoyé la veille pour accueillir des Mercedes immatriculées 99 et de grosses berlines des parlementaires. Tout ce gratin de la politique était là pour participer au séminaire gouvernement-Parlement. De temps à autre, des ministres et parlementaires quittaient la salle pour griller une cigarette et boire un café ou faire les cent pas par petits groupes. La chaleur des retrouvailles entre militants dont chacun a pris une trajectoire.

    Mohamed CHAOUI

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