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    Economie Internationale

    Le G77 adopte une déclaration finale en 38 points

    De notre envoyé spécial à Marrakech, Mohamed CHAOUI

    Par L'Economiste | Edition N°:598 Le 20/09/1999 | Partager

    · Les 38 recommandations visent à corriger le tir en vue d'une meilleure intégration à l'économie mondiale des pays en développement

    LE rideau est tombé sur la 9ème réunion des ministres du G77 plus la Chine de la CNUCED organisée à Marrakech du 13 au 16 septembre. Cette rencontre, marquée par la participation de plusieurs ministres des pays en développement, a dégagé un consensus autour de la nécessité de serrer les rangs des 134 membres du Groupe, afin de peser lourd dans les futures négociations multilatérales, particulièrement lors de la troisième réunion de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) prévue à Seattle aux Etats-Unis entre le 30 novembre et 3 décembre prochains.

    Croissance, stabilité, équité


    Cette rencontre de haut niveau a été sensible au Message Royal adressé à la Conférence. Le diagnostic du Souverain est sans appel: "Nous sommes confrontés à un risque majeur de dysfonctionnement de l'économie mondiale. Il devient plus que jamais impératif de mettre en place les mécanismes opérationnels renforçant et garantissant une véritable cohérence entre les actions, les réflexions et les stratégies de l'ensemble des organisations internationales chargées des affaires économiques, commerciales et financières".
    Il sera relayé par le président de la Délégation marocaine, M. Alami Tazi. Le ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat a en effet expliqué que l'expérience des cinq années de mise en oeuvre des Accords de Marrakech a clairement montré que la libéralisation n'a pas profité à tous. Selon lui, les pays en développement n'ont pas réellement bénéficié des résultats positifs et les moins avancés, particulièrement les Africains ont vu leur situation économique se dégrader et les risques de leur marginalisation s'accentuer.
    La Déclaration de Marrakech devait être adoptée à l'heure où nous mettions sous presse, précisément à la clôture de la Conférence présidée par M. Abderrahman Youssoufi, Premier ministre.
    Un des 38 points de ce document demande à la communauté internationale d'envisager "une nouvelle politique de développement axée sur la croissance, la stabilité et l'équité avec la pleine participation et l'intégration des pays en développement à l'économie mondialisée".

    Nécessité d'une nouvelle architecture financière internationale


    Le point 7 concerne le secteur financier. Pour les auteurs de la déclaration, le bon fonctionnement des marchés internationaux des capitaux est indispensable au financement extérieur des pays en développement. La crise asiatique doit permettre l'émergence d'une nouvelle architecture financière internationale. Sur ce registre, la CNUCED fournit des propositions pour "réformer les systèmes de contrôle et de réglementation, améliorer les moyens d'alerte et d'intervention et donner aux pays en développement plus de flexibilité et d'autonomie pour la gestion des flux de capitaux".
    Le Message Royal, à l'ouverture de la Conférence, interpelle sur la baisse continue du niveau de l'Aide Publique au Développement (APD). Cette préoccupation se traduit en recommandation dans la déclaration de Marrakech.
    Cette dernière traite également de la dette extérieure qui constitue un des principaux obstacles au progrès socio-économique des pays en développement. Autre recommandation, la CNUCED demande aux pays développés de s'employer à ouvrir activement leurs marchés aux exportations des pays en développement et admettre en franchise et hors contingent les produits des pays les moins avancés. La déclaration s'étend à l'investissement étranger direct. La CNUCED demande aux grands pays d'origine d'élargir leurs mécanismes de garantie de l'investissement aux pays les moins avancés.

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