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    Le G7-finances entame ses travaux aujourd'hui à Washington

    Par L'Economiste | Edition N°:492 Le 23/04/1999 | Partager

    · Les Etats-Unis s'inquiètent de la décélération économique en Europe
    · FMI: «Les Européens doivent combattre leurs rigidités»


    C'est aujourd'hui que se tient la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales des sept pays les plus industrialisés (G7-finances) à Washington. L'Europe est montrée du doigt. Elle devra rassurer sur sa capacité de relancer de manière solide sa croissance.
    Les Etats-Unis, le seul membre affichant pour le moment une économie florissante, s'inquiètent du ralentissement économique du vieux continent. Selon un responsable du Département américain du Trésor, le G7 doit se concentrer sur les efforts de l'Europe et du Japon pour accélérer la croissance. Et d'ajouter que «bien que les pays émergents aient montré plusieurs signes encourageants par rapport à l'automne dernier, nous sommes toujours assez inquiets des défis qui restent à relever».Dans le même esprit, le directeur général du Fonds Monétaire International, M. Michel Camdessus, estime que l'Europe doit mettre les bouchées doubles pour redonner du lustre à la croissance.
    Avis partagé par les économistes du FMI et le Conseil d'administration. Tous sont unanimes. Les Européens doivent mettre en place des réformes structurelles «pour combattre les rigidités du marché du travail qui brident la croissance».

    Récession continue pour le Japon


    Le FMI fait preuve de beaucoup de prudence quant au rythme de croissance de la zone Euro. Bien qu'il table sur une croissance de 2,9% pour l'année prochaine contre 2% seulement cette année, il n'exclut pas que cette croissance soit plus lente. En effet, dans sa dernière étude, le Fonds Monétaire International avait souligné que le ralentissement qui touche les Onze risque de «durer plus que prévu» et ce, en dépit de la forte baisse des taux de la Banque Centrale Européenne décidée le 8 avril.
    A titre d'exemple, l'économie italienne semble en mauvaise posture. Ce pays enregistrera, d'après le FMI, une croissance ne dépassant guère 1,5% pour l'année en cours. Il est prévu qu'elle grimpe à 2,4% l'année prochaine.
    Même l'Allemagne, première économie de l'Europe, est en mauvaise passe. En effet, les incertitudes se multiplient. En cause, les tâtonnements politiques du gouvernement de M. Gerhard Schroeder conjugués à la démission de son ministre des Finances, M. Oskar Lafontaine. Le FMI prévoit une croissance de 2,8% pour le pays l'année prochaine. Mais ceci est fonction de la stratégie du nouveau gouvernement allemand. Rappelons au passage que le nouveau ministre allemand des Finances, M. Hans Eichel, participe aujourd'hui à son premier G7. La France, quant à elle, est moins sensible à la crise grâce à la forte confiance des consommateurs.
    En revanche, le Japon, deuxième économie du monde, continue à afficher une récession en 1999. «Le redémarrage devrait être très faible l'année prochaine». Selon un responsable du Département américain du Trésor, cette situation s'explique par le manque de confiance dans les perspectives économiques du pays. «Malgré l'évolution significative enregistrée sur le plan politique, il leur faut toujours insuffler de la confiance dans leurs propres investisseurs et dans le reste du monde», précise-t-il.


    Et l'Euro?


    La dépréciation enregistrée par la nouvelle monnaie sera également au menu. Les membres du G7 devront en effet discuter de la faiblesse de l'Euro devant le billet vert. Cette situation, qui enthousiasme les exportateurs européens, suscite des grincements de dents aux Etats-Unis. Selon le ministre des Finances français, la glissade a assez duré. Quant au directeur général du FMI, il estime que les parités actuelles du Yen, du Dollar et de l'Euro sont appropriées.

    Rafik IKRAM (AFP)

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