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Economie Internationale

Le FMI surveille de près les flux de capitaux

Par L'Economiste | Edition N°:3443 Le 12/01/2011 | Partager
La volatilité des afflux menace le système monétaire
Les normes internationales doivent être homogénéisées

La surveillance des flux de capitaux figurera certainement parmi les grands dossiers du FMI de l’année 2011. C’est ce que laisse en tout cas entrevoir le récent communiqué de la 22e réunion du Comité monétaire et financier international du Conseil des gouverneurs du FMI. Principal constat: la nature toujours vulnérable du système monétaire international, notamment du fait de l’aggravation des déséquilibres mondiaux, de la variation des taux de change et surtout de la volatilité des flux de capitaux.
La question des afflux de capitaux retient particulièrement l’attention de la communauté internationale depuis déjà quelques mois. Au cours du dernier sommet G20, les chefs d’Etat avaient rappelé la nécessité de mettre en place un système de régulation efficace, étant donné l’importance de ces investissements pour la stabilité du système monétaire international. Au cours des 20 dernières années, la performance de la croissance dans les pays émergents s'est améliorée, alors qu'elle s'est détériorée dans les pays avancés. Cela a eu pour effet d'orienter les flux de capitaux vers les pays émergents. Ces flux peuvent présenter des avantages considérables pour les pays en voie de développement. En effet, l’appréciation monétaire qui en résulte les pousse à privilégier la demande intérieure plutôt que la demande extérieure. Toutefois, certains pays éprouvent des difficultés à absorber de manière productive ces entrées de capitaux et accumulent des réserves pour se protéger contre des retournements des flux. Ces Etats sont amenés à douter de leur propre capacité à canaliser les flux massifs dans les circuits d’intermédiation et craignent une appréciation excessive, voire une surchauffe, de l’économie. Ainsi, certains pays comme l’Egypte, qui avaient connu une évolution en dents de scie des flux de capitaux, ont réagi en puisant dans leurs réserves pour limiter les effets sur le taux de change et l’économie réelle. Tout prête donc à dire que la tâche du FMI ne sera pas de tout repos. Il n’existe pas à ce jour des règles bien établies en ce qui concerne l’imposition des taxes, le relèvement des réserves obligatoires ou même la limitation des avoirs à l’étranger. De surcroît, l’un des principaux défis que devra relever l’institution monétaire durant l’année à venir, sera celui de proposer des normes internationales homogénéisées qui tiennent compte à la fois des particularités de chaque pays et des liens mondiaux. Toute la difficulté de la mission qui incombe au FMI réside dans la mise en place des grandes lignes directrices en ce domaine, tout en veillant à ce qu’elles laissent suffisamment de liberté aux Etats pour décider de la meilleure démarche à suivre.

A. N. & M. B.

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