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    Courrier des Lecteurs

    Le FMI et la Banque Mondiale accusés d'inefficacité et de gaspillage

    Par L'Economiste | Edition N°:722 Le 10/03/2000 | Partager

    · La commission d'experts nommée par le Congrès américain propose une vaste refonte du FMI et une réorganisation de la Banque Mondiale


    Inefficacité, gaspillage, redondance, la commission d'experts nommée par le Congrès américain n'a pas mâché ses mots vis-à-vis des deux institutions financières internationales. La commission a dressé un rapport sans concession proposant une vaste refonte du FMI et une réorganisation complète de la Banque Mondiale.Le rapport de la Commission Meltzer, du nom de son président Allan Meltzer, professeur à l'Université Carnegie Mellon du Nord-Est de la Pennsylvanie, estime que le Fonds Monétaire International joue "un rôle excessif" en tant que "manager des crises financières aux opérations de sauvetage trop coûteuses". "Son système de gestion des crises à court terme est trop coûteux, ses réponses trop lentes, ses conseils souvent incorrects et ses efforts pour influencer les politiques économiques relèvent de l'ingérence", relève le rapport qui a été approuvé par huit des onze experts de la commission. Toutefois, trois des experts, dont Fred Bergsten, directeur de l'Institute of International Economics, ont signé un texte de désaccord avec ces "recommandations cavalières et radicales". Selon le rapport, le FMI ne devrait prêter qu'à des pays solvables, à court terme et à des taux élevés.

    Du côté du FMI, la surprise a été lourde à digérer. "Certaines recommandations semblent extrêmes", a déclaré pour sa part Thomas Dawson, directeur de la Communication du FMI qui dit prendre toutefois en considération la nécessité d'entreprendre des réformes. Au vu de ce rapport, "le FMI n'aurait pu prêter à aucun des pays d'Asie de l'Est en crise", s'est insurgé Fred Bergsten, un ancien du Trésor. Pour encourager les pays pauvres à adopter des réformes financières, le FMI et la Banque Mondiale devraient annuler la dette de tous les pays les plus lourdement endettés, selon le rapport qui encourage les Etats-Unis à faire de même. Cette mesure va plus loin que l'initiative d'allégement de la dette (HIPC) actuellement en cours.
    La publication du rapport intervient alors que le FMI a toutes les difficultés à se trouver un nouveau directeur général qui recueille un consensus. La création de cette commission avait été l'une des conditions imposées par le Congrès quand il a accepté la demande de l'Administration Clinton de participer à l'augmentation de capital du FMI.
    Le rapport juge également que la Banque Mondiale, rebaptisée "Agence de développement du monde", devrait cantonner ses prêts aux pays n'ayant pas accès aux marchés financiers. "On n'a pas besoin d'une autre banque! On a des milliers de banques", s'est exclamé M. Jeffrey Sachs, professeur à Harvard (Massachusetts, Nord-Est), signataire du rapport.
    Selon ce texte, elle devrait dans les 5 ans cesser de prêter aux pays ayant accès aux ressources privées, ou disposant d'un revenu annuel par habitant de 4.000 Dollars.


    La succession à la tête du Fonds piétine

    La publication du rapport sur le FMI intervient au moment où le FMI cherche désespérément un directeur général. La confusion règne toujours autour de la succession à la tête du Fonds Monétaire. Les Etats-Unis ont refusé mercredi de se déterminer publiquement à l'égard de Horst Koehler, le nouveau candidat allemand pressenti par le chancelier Gerhard Schroeder pour la Direction Générale du Fonds Monétaire International (FMI). "Je n'ai pas l'intention de discuter des mérites de chaque candidat. Nous continuons à être en faveur d'un candidat solide ayant la stature maximale pour diriger le FMI", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, M. Joe Lockhart.

    Yousra MAHFOUD

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