×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Affaires

    Le fils Benkirane échappe à une injustice

    Par L'Economiste | Edition N°:2432 Le 28/12/2006 | Partager

    . Son associé avait tenté de l’écarter en l’accusant de détournement. Il prétendait agir pour le compte du PalaisAPRÈS avoir fait couler beaucoup d’encre en accusant Attijariwafa bank d’escroquerie dans le dossier du Golf de Bouznika Bay (cf.www.leconomiste.com), l’homme d’affaires Hicham Sedki défraye encore la chronique avec un nouveau dossier: le Tahiti club de Casablanca. Si dans la première affaire, il a été débouté en appel, dans la seconde, il se retrouve tout simplement en prison, alors même qu’il a été le premier à accuser son associé de détournement de fonds. Tout commence début 2005 lorsque Sedki propose à Saâd Benkirane, fils de Ahmed Benkirane, ex-vice président de la CGEM, de reprendre le club de Tahiti à travers la société la Compagnie des plages. Cette dernière reprend donc le club en location-gérance pour une période de 10 ans. Benkirane, qui était alors associé unique de la Compagnie des plages, investit 17 millions de DH pour remettre sur pied le Tahiti Club. Ce qu’il réussit. Pour sa part, Sedki a toujours affirmé qu’il représente quelqu’un du Palais. Un argument qui semble avoir fait mouche à la fois dans le cas d’Attijariwafa bank, que dans celui de Tahiti Club. En novembre dernier, Sedki réclame donc, pour le compte de son mystérieux mandataire, une partie des parts de Benkirane dans la Compagnie des plages. Benkirane refuse et il se fait expulser manu militari du club. Sedki orchestre alors toute une campagne contre son associé et publie, à travers la presse, un communiqué informant les clients du club casablancais que «Benkirane a été démis de ses fonctions et qu’il n’occupe plus aucun poste au sein de Tahiti Club». Benkirane ne baisse pas les bras pour autant. Convaincu de son innocence et surtout de la culpabilité de son associé, il contre-attaque et porte plainte contre Sedki pour escroquerie, faux et usage de faux, abus de confiance, expropriation de biens par force et acte de blanc-seing. Le juge d’instruction se saisit du dossier et mène son enquête. Les premiers éléments de celle-ci montrent que Sedki n’est pas tout à fait la victime qu’il prétend être. Il est donc mis en détention provisoire, avec deux de ses acolytes, à la maison d’arrêt d’Oukacha depuis le 8 décembre. Contacté par L’Economiste, Benkirane n’a pas souhaité faire de commentaire sur l’affaire et préfère «laisser la justice faire son travail». «Cette affaire n’est que l’arbre qui cache la forêt. Maintenant que Sedki est tombé, plusieurs dossiers, dont lesquels son nom est cité, sont réactivés. Il s’agit par exemple de l’affaire du Golf de Bouznika ou encore celui du restaurant la Réserve», confie une source proche de l’instruction. Pour l’heure, et avec la seule affaire du Tahiti Club, Sedki risque la prison pour un long moment. Naoufal BELGHAZI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc