×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Culture

    Le festival Tifawin mise sur l’art local

    Par L'Economiste | Edition N°:3326 Le 23/07/2010 | Partager

    . La 5e édition du 23 au 26 juillet . Musiques et chants locaux . Université rurale «Mohammed Khair-Eddine» Le festival Tifawin tient le pari de la continuité. Il en est à sa 5e édition qui se tiendra du 23 au 26 juillet 2010. Et c’est une prouesse que de tenir promesse dans une conjoncture où les sponsors se font de plus en plus rares. Même un festival comme celui de la capitale économique souffre de la panne du sponsoring (cf. www.leconomiste.com). Mais «quand il y a la volonté, il y a la voie», souligne Lhoucin Alihsayni, président de l’association Tifawine. La commune rurale d’Ammelen a su fidéliser ses sponsors tant publics et privés que médiatiques. Depuis l’édition 2008, le festival confirme sa devise: «Plaider pour une ruralité attractive». Tout se joue autour de cette ruralité. Mettre en avant les potentialités du territoire (la vallée d’Ammelen et de Tafraout) est l’objectif ultime d’une telle manifestation. Le rayonnement de la région ne cesse de croître grâce à ce rendez-vous annuel. La programmation de cette édition focalise, comme d’ailleurs les précédentes, sur les arts du terroir. Le premier jour du festival (ce vendredi 23 juillet 2010), sera dédié aux diverses variétés de chants et musiques locaux (Ahwach Aït Brayme, Ahwach Indouzal, Ahwach des filles de Tafraout, Ahwach Arghn). Le jour d’inauguration sera aussi l’occasion de la présentation d’une chorégraphie qui décrit les coutumes ancestrales de la fête du mariage amazighe. Dans la seconde journée, se produiront des troupes qui ont marqué depuis les années soixante dix le chant amazigh comme la mythique troupe d’Izenzarne Chamkh et celle plus récente de Toudarte. La célèbre Aïcha Tachinwite est également au menu avec ses danses très marquées. Les plus jeunes ont aussi droit au chapitre. Ils auront à savourer les rythmes et chants du Houba Houba Spirit.Au dernier jour du festival, c’est aussi un mélange entre le folklore d’Ahwach, (Tamanarte), les troupes de musiques moderne (Imazalne, Rababe Vision) ainsi que la typique manifestation artistique des Rwyass (Tabâamrante et Houssein Tawss). Chaque soirée, un hommage bien mérité sera rendu aux personnalités de la région qui se sont distinguées au cours de leurs parcours artistiques ou professionnels. En parallèle à la danse, chants et musiques, les organisateurs ont mis en place un riche programme de conférences avec des interventions de haut niveau d’universitaires, d’archéologues, de muséologues venus des universités Mohammed V de Rabat, Ibn Tofayl de Kénitra, Ibn Zohr d’Agadir et Cadi Ayyad de Marrakech. Cette année, ces rencontres scientifiques se placent sous le signe de l’université rurale «Mohammed Khair-Eddine». Le thème choisi pour cette édition est fidèle à la devise d’un festival qui plaide pour une ruralité attractive: «Tafraout et Ammelen, potentialité, culture et mémoire». Tables rondes et conférences seront animées par des spécialistes qui auront à décortiques les aspects anthropologiques, sociologiques et historiques des populations et du territoire. Par ailleurs, des compétitions sportives et culturelles sont prévues. Des prix seront remis aux bacheliers majors de leur promotion par le partenaire culturel du festival. Le menu culturel comprend en plus les célèbres olympiades de tifinagh, (dictée amazighe), qui en sont à leur 5e édition. Avec une spécificité: pour cette année, elles ont un caractère national sur ordre du ministère de l’Education. Toutes les académies y prendront part, représentées par deux élèves qui ont passé le cap des compétions régionales. Les olympiades sont organisées en partenariat avec l’académie du Souss et de l’Institut royal de la culture amazighe.


    «Méganwal»

    L’édition Tifawin de 2010 sera marquée par l’organisation du «Méganwal». Une façon de mettre en avant les mets culinaires ancestraux de toute la région de Tafraout et ce qu’ils véhiculent comme aspect d’art, de culture et de solidarité entre les communautés. Les locaux et les visiteurs auront à découvrir et à goûter des dizaines de plats variés qui témoignent de l’originalité et de la diversité des recettes culinaires du Souss. Ce sera aussi une occasion d’organiser un mariage collectif.Ali JAFRY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc