Culture

Le festival L’Boulevard entame sa 8e édition

Par | Edition N°:2283 Le 25/05/2006 | Partager

. Quatre jours de fête: du 1 au 4 juin. L’accès au concert devient payant. Au menu, projection de films, table ronde et exposition de photos Le festival L’Boulevard, dédié à la scène alternative, souffle cette année sa 8e bougie. L’édition 2006 va se tenir du 1er au 4 juin à Casablanca. Deux scènes pour accueillir les musiciens, l’une au stade du R.U.C et l’autre au C.O.C.Entre 20.000 à 30.000 festivaliers vont investir les lieux. Durant les après-midi, l’entrée est gratuite. Par contre le soir, elle sera payante. C’est une première pour le festival. Le passe pour 4 jours coûte seulement 20 DH. «Le prix est symbolique. C’est surtout une question de pédagogie. Il faut apprendre aux jeunes à payer pour un spectacle», affirme Momo Merhari, l’un des membres fondateurs de ce festival. L’initiative a aussi pour mérite de filtrer le public. L’édition précédente a connu quelques débordements. Heureusement, qu’il n’y a pas eu vraiment de graves incidents. Cette année, les organisateurs assurent que la sécurité sera draconienne. Par ailleurs, une programmation éclectique a été concoctée par l’association Education artistique et culturelle (EAC-L’Boulevart). Certains de ses membres ont été à l’origine du festival L’Boulevard. L’EAC-L’Boulevart a pour terrain de prédilection la promotion de la culture Underground. Elle a participé depuis sa création à l’émergence de la scène alternative marocaine. Auparavant, le festival avait pour nom le Tremplin des jeunes musiciens. Il a été parrainé à son début par la Fédération des œuvres laïques (FOL). Mais depuis les choses ont changé. Le tremplin est devenu un vrai festival. Il ne se limite plus seulement aux groupes en compétition. Mais il invite aussi des artistes d’envergure internationale. Pour cette édition, pas moins de 40 groupes vont se produire, dont 30 nationaux et 10 étrangers.Au menu, plusieurs genres musicaux: rap, électro, rock, métal et fusion. Pour la scène hip-hop, les rappeurs De La Soul et La Caution vont ouvrir le bal. Ils viennent respectivement des USA et de France. Le rap national sera également de la partie. Il est représenté par Big et Casa Crew. Connu sous le nom d’El Khasser, Big vient de sortir un album de tonnerre «Mgharba Tal Mout». Certains pensent que c’est la révélation rap de 2006. En tout cas sa verve est incisive. Les amateurs de «l’électro» seront servis à leur tour. Au total, 7 formations vont se produire. On peut citer notamment Dj Hak’x qui a été classé 2e à la finale de Thirst 2005. Un concours organisé pour l’élection du meilleur DJ au monde. Dans la catégorie rock-metal, il n’y a que l’embarras du choix. Ce sont les Portugais de Moonspell qui tiennent la tête d’affiche. C’est une référence du Metal Gothic. Les Metalos marocains de Syncop font également partis du show. Ils ont été les vainqueurs de l’édition 2004. Fidèle à sa tradition, L’Boulevard accueil Melmoth. Un groupe Tunisien qui joue du black-metal. Ce n’est pas la 1re fois que le festival invite des Metalos maghrébins. En 2004, Litham, une formation algérienne, a été le spécial guest du festival. L’Boulevard fait appel à chaque édition à des musiciens maghrébins. C’est une initiative louable. La fraternité maghrébine a au moins l’espace artistique pour s’exprimer. Côté fusion, Karim Ziad et son groupe Ifrikya seront au rendez-vous. Surnommé le petit prince, il est le batteur attitré de Cheb Mami. Le bonhomme est aussi le directeur artistique du festival Essaouira. A ne pas rater surtout, le phénomène de Hay Mohammadi. Il s’agit de Barry. Auteur-compositeur prolifique, des chansons, comme «Maticha», reflètent sa sensibilité cruellement satirique. L’artiste peaufine actuellement son album intitulé «Sleepin». Cette année, la sélection des groupes en compétition n’a pas été facile. Près d’une centaine de maquettes ont été reçues par L’Boulevard. «C’est du jamais vu. Les démos sont venues de partout, même de Sidi Kacem», précise Hicham Bahou membre du comité d’organisation.


Jumelage artistique

Cette 8e édition est marquée par le jumelage officiel entre L’Boulevard et le Garorock. Ce dernier est un festival qui se tient à Marmande en France. Il est composé de 4 scènes et dure 3 jours. En fait, les deux festivals ont un point commun: la culture alternative. Mais ce n’est pas tout. «Ce jumelage est une sorte de pont culturel entre deux rives. Il vise à promouvoir un échange artistique et technique», affirme le représentant de Garorock. La 10e édition de ce festival français, tenue en avril dernier, a accueilli deux ténors de la scène marocaine, à savoir Hoba Hoba spirite et H-Kayne. Les premiers font de la fusion et les seconds du rap. Côté technique, Garorock apporte son savoir-faire en matière de scénogaphie (sonorisation, éclairage…). «L’idée est de promouvoir les métiers de la scène», affirme Hicham Bahou, membre du comité d’organisation du festival L’Boulevard.


Nouveautés

L'édition 2006 du festival L’Boulevard marque un tournant dans son histoire. L’association EAC-L’Boulevart prévoit des événements parallèles à la programmation musicale. D’abord, il y a une projection de films documentaires sur la musique. Le «Blues des chikhates» du réalisateur Ali Essaffi est parmi la sélection. Ensuite une table ronde sur la darija en tant que langue de création. Et finalement, une exposition-photos sur L’Boulevard réalisée par Eric Lagardes.Faiçal FAQUIHI

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc