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Culture

Le festival Gnaoua se cherche une nouvelle jeunesse

Par L'Economiste | Edition N°:3373 Le 30/09/2010 | Partager

. Après 13 éditions, le concept à revoir. Mieux collaborer avec la villeIL y a treize ans, le festival Gnaoua faisait sortir Essaouira de l’ombre. Aujourd’hui, dans un Maroc qui accueille plus de 150 festivals par an, l’événement veut se repositionner. Un groupe de réflexion sur ce sujet a été récemment mis en place à Casablanca.Le festival a-t-il été victime de son succès? C’est autour de cette question que se sont déroulés les débats. Au départ, le festival «Gnaoua et musiques du monde», avait été conçu comme un événement qui devait réintégrer cet art ancestral et le faire connaître à l’international. Il s’adressait à un public local ainsi qu’à des mélomanes et leur offrait une ambiance qui se voulait intimiste et familiale. Rapidement, cependant, le festival a pris une ampleur inattendue. «Le festival est devenu un rendez-vous de libéralisation des mœurs et des énergies, un «Woodstock marocain» en quelque sorte. A tel point que ce mouvement d’émancipation de la jeunesse marocaine a trouvé beaucoup d’écho à travers la presse internationale», rappellent les organisateurs. En 2008, l’événement a atteint son sommet lorsque Wayne Shorter et Ky-Mani Marley sont venus se produire avec les gnaouas: le chiffre de 450.000 festivaliers a été avancé.Mais aujourd’hui, la loi du nombre a modifié le concept de départ. Pour maintenir la gratuité, «sans perdre l’esprit du festival», les organisateurs ont dû augmenter le nombre de scènes dans la ville pour mieux gérer les flux, diversifier les styles musicaux, mettre un place un dispositif de sécurité, trouver les moyens financiers… De plus, actuellement, le paysage culturel a changé. «Les festivals sont très nombreux, concentrés sur une même période et se ressemblent beaucoup. Le festival d’Essaouira depuis le départ ne s’inscrit dans aucune tendance si ce n’est de faire un événement culturel de qualité, qui place la musique marocaine sur la scène musicale mondiale. Contrairement à d’autres, les têtes d’affiche ne sont pas fondamentales pour nous», indique Neila Tazi, directrice d’A3 communication. Le groupe de réflexion a passé en revue les forces et les faiblesses du festival, afin de le repositionner sur l’échiquier culturel. A travers les discussions, il est ressorti que le public-cible du festival est avant tout la jeunesse. Concernant la philosophie du festival, le meilleur choix pourrait être celui d’un retour aux sources: retrouver l’ambiance intimiste d’avant, prendre le contre-pied des méga-festivals, ne pas miser sur les têtes d’affiche et attirer un public averti. L’idée a également été évoquée de rendre une partie du festival payante. Mais d’un point de vue logistique, c’est difficilement envisageable, étant donné que le festival se déroule dans toute la ville.


Trois questions à Neila Tazi, directrice du festival
- L’Economiste: Après 13 ans, le festival connaît-il une phase de déclin?- Neila Tazi: Au contraire, le festival a toujours la cote et nous comptons de plus en plus de visiteurs venus de l’étranger. Au-delà d’un public de mélomanes, ce festival attire chaque année de nombreux jeunes et se régénère avec les nouvelles générations. C’est ce qui a fait son succès et qui garantira son avenir. Le plus dur n’est pas de faire un festival, mais de le pérenniser avec la même flamme, la même passion, la même volonté d’étonner son public, ses partenaires et les médias. - Comment lutter contre l’insécurité grandissante?- Le terme insécurité est totalement déplacé dans le cadre de ce festival. Le festival se déroule à travers la ville, il est donc trop facile de considérer que chaque incident qui se produit durant ces quatre jours est de la responsabilité du festival. Par ailleurs, rappelons-nous qu’à l’époque ce festival a été porté par tout un mouvement de passionnés, de gens audacieux et déterminés à casser des idées reçues, à prouver que le changement était possible. Aujourd’hui, de nouvelles générations débarquent dans les festivals. Ils n’ont pas eu à conquérir les mêmes citadelles, ils sont nés dans un Maroc bien plus libre et bien plus moderne. Leurs comportements peuvent être parfois déplacés. C’est à nous de les accompagner pour qu’ils aient une meilleure lecture des faits et une meilleure appréciation de ce qu’ils ont. - Quelles seront les grandes orientations de la 14e édition?- La programmation n’a pas encore été arrêtée, mais nous avançons sur les axes que nous nous sommes tracés depuis de nombreuses années, à savoir, les fusions, les résidences artistiques, et donc plus de création.MNR

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