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    Politique Internationale

    Le Festival des Arts Populaires sort de son hibernation

    Par L'Economiste | Edition N°:494 Le 27/04/1999 | Partager

    · Le montage financier reste flou
    · Contraintes d'accueil pour les touristes
    · L'événement absent des catalogues des TO


    Après un passage à vide de quatre ans, Marrakech accueille de nouveau le Festival National des Arts Populaires du 11 au 20 juin prochains au Palais El Badiâ. C'était en 1995 que la dernière édition a eu lieu. A l'époque, les raisons de cette coupure n'ont pas été largement commentées par ses promoteurs. Aujourd'hui, les principales causes mises en avant concernent l'inadéquation du financement et la mauvaise commercialisation.
    "La dernière édition du Festival a permis de générer une recette de 4 millions de DH. Un montant insuffisant pour assurer l'organisation d'une nouvelle édition", souligne M. Mohammed Knidri, président du Festival et de l'Association Grand Atlas (AGA), lors de sa présentation le 21 avril dernier à Casablanca.
    Parmi les autres raisons évoquées, l'inadaptation du contenu de cette manifestation culturelle par rapport aux motivations du public qui ont évolué depuis sa création dans les années 60. "La stagnation de l'activité touristique durant cette période a donné un coup dur à cet événement", explique M. Hassan Sebbar, ministre du Tourisme.

    Concept "original"


    Pour cette année, les promoteurs veulent donner une nouvelle philosophie à ce festival.
    La communication tardive autour de l'événement risque de limiter son impact dans la mesure ou les TO n'ont pas eu le temps de l'insérer dans le catalogue de programmation. S'ajoute à cela le problème de capacité d'hébergement que connaît cette saison la ville de Marrakech.
    Le Festival verra la participation de troupes folkloriques marocaines et étrangères, notamment de Turquie, de France, d'Italie, d'Andalousie et d'Inde. Le thème retenu pour cette édition est la "magie des saisons". Un hymne à l'empreinte des saisons sur l'art populaire marocain. Les promoteurs du Festival, notamment l'Office National Marocain du Tourisme, le Ministère du Tourisme et le Département des Affaires Culturelles, ont mis l'accent sur l'originalité du concept de cette édition: "Il s'agit d'un événement qui sera basé sur la qualité, la diversité et l'innovation dans les spectacles", souligne M. Latif Ben Seddik, directeur général du Festival. A ce titre, les organisateurs ne cherchent pas à présenter une carte postale du patrimoine folklorique, comme c'était le cas lors des éditions précédentes. L'essentiel est d'exposer cet art dans son authenticité, est-il ajouté. Pour ce faire, le choix des troupes est déjà lancé dans plusieurs villes. Il sera effectué entre autres par des sociologues, des anthropologues et des cadres du Ministère des Affaires Culturelles.
    En ce qui concerne le financement, l'ONMT va débloquer une subvention d'un million de DH. Une aide logistique est allouée par les Ministères du Tourisme et des Affaires Culturelles. La RAM et le CIH ont également apporté leur soutien à cet événement.




    Une scène de 2.000 m2 pour 4.000 spectateurs


    A la différence de la dernière édition, les organisateurs du Festival ont prévu une nouvelle conception de la scène. Il s'agit en effet d'un nouvel aménagement permettant la création de loges personnalisées, d'autres réservées entre autres aux établissements hôteliers et aux agences de voyages. Ce sont 1.500 places réservées au grand public à des tarifs "modiques" pour le motiver. Généralement, les prix des spectacles varieront entre 50 DH pour les gradins et 180 DH pour les tribunes. La mise en scène puisera de l'apport des nouvelles technologies du spectacle pour offrir aux spectateurs un véritable show visuel et sonore, notent les organisateurs.

    Mohamed DOUYEBs

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