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    Le fabuleux destin de Fadela Amara

    Par L'Economiste | Edition N°:3212 Le 15/02/2010 | Partager

    . Fille d’immigrés algériens, elle est secrétaire d’Etat en charge de la politique de la ville en France . Aujourd’hui, elle se bat pour que d’autres aient leur chance «IL y a actuellement en France une véritable politique de diversité qui est en train de se mettre en place. Une dynamique positive se crée et de plus en plus de jeunes issus de l’immigration ont des postes importants que ce soit en politique ou dans les entreprises». Fadela Amara, secrétaire d’Etat en charge de la politique de la ville, tenait à transmettre son optimisme au public venu la rencontrer lors de l’inauguration officielle du 16e Salon international de l’édition et du livre, le 11 février. Le prince Moulay Rachid, plusieurs membres du gouvernement, l’ambassadeur de France au Maroc étaient présents au salon pour donner le coup d’envoi de cette manifestation culturelle d’importance, qui célèbre cette année «Les Marocains du monde». «Il ne faut pas oublier que la France s’est construite par vagues d’immigrations. Elle s’est enrichie de cette immigration, quelle que soit son origine. Elle a participé à mettre en place une république métissée et c’est ce qui fait sa force. Edith Piaf, Charles Aznavour et même Nicolas Sarkozy viennent d’ailleurs», rappelle Fadela Amara. Pour elle, les immigrés de deuxième et de troisième génération ont bien de la chance car ils sont en général plus instruits que leurs parents et que beaucoup ont des postes intéressants. Le racisme dont ils peuvent souffrir est bien moins fort que celui que la première vague d’immigrés analphabètes avait dû endurer, dans l’espoir d’un avenir meilleur pour eux et leurs enfants. «En une génération, il y eut une forte ascension sociale et ça continue aujourd’hui. Il faut accompagner ce mouvement au lieu de se plaindre et de se mettre dans une position de victime». Et d’ajouter que l’image de l’Arabe et du musulman a bien évolué. «Les gens sont de moins en moins jugés selon leur couleur de peau ou leur appartenance religieuse, mais selon leur talent et leurs compétences. Et c’est cette France-là que j’aime», a-t-elle noté. Aujourd’hui, Fadela Amara pense donc que la troisième génération a besoin d’être secouée, «il ne faut surtout pas qu’elle fabrique une culture de l’échec». Pour ce qui est du chômage dans les banlieues, la ministre admet qu’il existe, mais, selon elle, il faut continuer à se battre pour mener des politiques d’égalité des chances. Pour ce qui est du partenariat France Maroc au niveau de la politique des villes, la ministre a indiqué qu’un colloque sur les villes nouvelles est prévu prochainement à Marseille dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, auquel prendra part le gouvernement marocain. «Ça sera une étape qui permettra de multiplier des projets communs que nous pourrons mener ensemble», a-t-elle promis.Nadia BELKHAYAT

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