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    Le difficile partage du Horm

    Par L'Economiste | Edition N°:2569 Le 13/07/2007 | Partager

    . Un patrimoine foncier estimé à 131 hectares. Les habitants s’opposent à la réalisation d’un complexe touristique. Un colloque international sur le soufismeLa manne des dons et autres oboles ne constitue que la partie visible de l’iceberg. Le sanctuaire recèle d’autres trésors convoités par les uns et les autres. C’est le cas du vaste domaine entourant le mausolée: les terres dites du Horm. Ces dernières ont été octroyées par dahir en 1948 aux Chorfas alamiyine. En 1949, un deuxième dahir est venu délimiter ce territoire dont la superficie s’étendait sur 1.186,50 hectares. Ce dahir offre aux chorfas alamiyines l’usufruit du horm, soit le droit d’y construire leur maison, y faire paître leur bétail et profiter même du liège des forêts alentours. Par la suite, une partie du Horm a été récupérée par la délégation des Eaux et Forêts. Ce qui a réduit depuis le horm à quelque 131 ha. Mais les alamiyines des Soukkane, le village mitoyen au horm, sont décidés à batailler pour récupérer la totalité du horm tel que précisé par le dahir de 1948. «Si nous luttons pour restituer la totalité du horm, ce n’est pas pour voir ensuite des intrus mettre la main dessus», tonne Mohamed Ben M’Chich El Wahhabi, un des représentants des Soukkane. Comme lui, les habitants de ce douar s’opposent à la réalisation d’un projet de complexe touristique sur le horm. «Nous ne sommes pas contre les projets qui contribueront au développement de la région, mais nous refusons de laisser nos terres exploitées par des étrangers». En effet, le complexe touristique prévu au centre de My-Abdessalam sera implanté sur des terres récupérées par les Eaux et Forêts mais toujours revendiquées par les chorfas des Soukkane. «L’idée est de développer le tourisme religieux autour du marabout», explique Baraka. L’étude préliminaire est déjà bouclée. Sur une superficie de 5,5 hectares, le projet dont le coût est estimé à 66 millions de DH sera décliné en résidences, un hôtel d’une capacité de175 chambres, des bungalows. Le complexe aura un cachet religieux avec mosquée, bibliothèque et rencontres spirituelles, précise le nakib. A côté, ce dernier planche sur la préparation d’un colloque de portée internationale sur le soufisme. Dans le droit fil de la réforme du champ religieux, Abdelhadi Baraka joue à fond la carte de la promotion du tourisme religieux. Créneau juteux et non encore exploité. Aux yeux du nakib des Chorfas alamyines, un tel concept ne pourrait que contribuer au développement de la région. Sauf que les Chorfas alamiyines ne l’entendent pas de cette oreille. «Le nakib n’a pas le droit de conclure des transactions autour des terres du horm. Son rôle se limite aux questions de vérification et d’authentification de filiation au saint», relève Houcine Wahhabi Alami, un des doyens de la tribu Soukkane. Brandissant moult documents, ce petit-fils de My Abdessalam soutient avec force arguments que ce domaine a été offert aux descendants du wali. K. E. H.

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