×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Affaires

    Le DG de Méditel au Club de L’Economiste
    Le deal anti-crise de la nouvelle team

    Par L'Economiste | Edition N°:2914 Le 03/12/2008 | Partager

    . Une restructuration de l’organisation pour plus de visibilité. Communication, RH et Audit rattachés à la direction générale. Un plan d’investissement de 4,2 milliards de DH à l’horizon 2010Le deuxième opérateur négocie un important virage. De nombreux changements structurels ont été amorcés depuis l’avènement de la nouvelle équipe afin de donner une nouvelle impulsion à l’activité de l’entreprise dans un environnement de plus en plus concurrentiel. «Le marché des télécoms arrive à maturité et présage une baisse des taux de croissance dès 2009», annonce Mohamed El Mandjra, DG de Méditel. Aux effets de la concurrence, s’ajouteront ceux exogènes de la crise internationale. «La conjoncture internationale va certainement avoir des impacts, mais personne ne sait encore à quel niveau», poursuit le DG. «Au Maroc, l’impact n’est pas encore ressenti, mais il est exclu de dire qu’il n’y aura pas d’impact», renchérit-il. Une chose est sûre, il y aura deux types d’impact: l’un à court et l’autre à moyen terme. Par ailleurs, l’environnement des télécoms en général est en mutation. Il sera appelé à se limiter structurellement à certains segments au Maroc tout en intégrant de nouvelles solutions plus sophistiquées. Ce sont là autant de défis dont l’opérateur se dit conscient et en mesure pleinement les enjeux.A cet effet, un certain nombre de mesures organisationnelles ont été prises pour anticiper le marché dans cette phase transitoire. Pour commencer, l’opérateur a mené des réformes sur le plan organisationnel. A la différence de ses prédécesseurs expatriés, la nouvelle team pilotée par El Mandjra inscrit son mandat dans la durée pour faire de l’entreprise «un moteur de développement et de croissance dans les télécoms». Il est structuré autour de 3 vice-présidences (Pôle finances & ressources- Pôle réseaux & services en plus du Pôle commercial & marketing) ainsi que le secrétariat général. L’objectif de cette restructuration est d’assurer plus de souplesse, une visibilité sur les différents segments et plus de réactivité dans l’organisation.Aussi, les directions RH, communication, business et celle de l’audit interne relèvent-elles désormais directement de la direction générale. L’enjeu est de mettre en place des synergies, favoriser l’échange et fluidifier davantage la communication aussi bien ascendante que descendante et entre les différentes structures de l’entreprise. In fine, renforcer le positionnement de l’entreprise, gagner des parts de marché et consolider les acquis (prépayé notamment) tout en développant de nouvelles solutions (entreprise, Internet, services à valeur ajoutée…). Bref, traduire de manière optimale les orientations du plan d’investissement (4,2 milliards de DH à horizon 2010).Dès son arrivée en avril dernier, le 1er patron marocain de la filiale de Telefonica a enclenché une série de process pour s’assurer du degré d’intégrité et d’éthique au sein de l’entreprise. Une procédure qui a relevé un certain nombre de dysfonctionnements. Mais l’entreprise est globalement saine, confie le patron au Club de L’Economiste. De là, des décisions ont été prises: des ajustements ainsi que des redéploiements… voire des limogeages. Pour rappel, Méditel dispose d’un département audit qui assure un travail permanent et rend compte de manière systématique des dysfonctionnements enregistrés. «C’est surtout pour des raisons d’équité, de transparence et d’intégrité. Il n’y a pas de raison pour que des collaborateurs qui ne s’impliquent pas au même niveau soient rétribués de la même manière que ceux qui travaillent plus», tient à préciser El Mandjra.A noter que Méditel compte presque un millier de collaborateurs. Est-ce trop ou pas assez pour un opérateur télécoms de cette taille? «Ni l’un, ni l’autre», répond en substance le dirigeant: «Nous avons une approche qui privilégie l’adéquation entre le développement, le business, les résultats et les besoins en ressources humaines». Autrement dit, la ressource doit être à l’échelle des ambitions. «Aujourd’hui, il n’y a rien que nous ne réaliserons pas par manque de ressources humaines», renchérit le jeune manager. A noter que l’opérateur a enregistré de nombreux départs ces dernières années, particulièrement depuis l’arrivée de Wana. L’on parle de 50 à 80 démissions, tous profils confondus sur l’ensemble de l’effectif. C’est regrettable certes, mais «la mariée ne peut offrir que ce qu’elle a», commente El Mandjra, sourire en coin. Et de renchérir, selon des benchmarks récents, Méditel figure dans le top five des sociétés prisées pour les recrutements, tous niveaux confondus.


    Plans de formation

    La formation se situe au cœur de la politique RH de Méditel. Un budget de 10,5 millions de DH y a été dédié en 2007. Les orientations et le cahier des charges des nouveaux plans de formation veulent que le personnel soit à la pointe de la technologie et du business, assure le management. Il y a deux types de formation: d’abord celle technique et technologique. En plus de l’ingénierie, des modules transversaux pour plans de carrière sont programmés. Ces derniers portent sur la gestion, la communication, le développement personnel, la dynamique de groupe, le coaching… L’enjeu est d’accompagner la nouvelle stratégie commerciale et marketing ainsi que le déploiement technique de plus en plus large des infrastructures réseaux. Amin RBOUB

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc